AMHE Newsletter # 366
- Dr. Maxime J. Coles

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Table of Content of the AMHE Newsletter # 366
1- Words of the Editor-in-Chief: Risks and Safe Use of Melatonin Medications
2- Maxime J-M Coles MD : Analyse d'un Coup de grace dans la Boxe Professionnelle
3- Rony Jean Mary MD : Mon Drapeau, Mon Phare Eternel
4- Reynald Altema MD : Le Creve-Coeur
5- Aldy Castor MD: A woman from Brodequin looks at AI and the Future
6- Bertrand Laurent: Differences between the Jewish and Muslim pig taboos.
7- Requiem AMHE: Odile Coles, Jean Turnier Lemaire MD, Sylvia H Mills, Devidson Desravine MD, Arnold Jacques MD. Marie Jeanne Jarda.
8- AMHE News, Resident-Program, Teaching and Medical Missions in Haiti, AMHE Foundations, AMHE Chapters, Liste des 9 Ecoles de Medecine en Haiti.
9- Le coin des Lecteurs
10- Maxime J-M Coles MD: La Saint Valentin a travers le temps.
11- Rony Jean Marie MD: Ce que Disent ou ne Disent Pas Les Mots
12- Reynald Altema MD: The Curmudgeon Professor.
13- Fahimy Mahoud MD: La Sante du Peintre Rembrandt van Rijn (1609-1669).
14- Louis Frank Telemaque MD: Foie, Voies Biliaires, Rate et Pancreas.
15- Erold Joseph MD: Un Regard Critique sur la Medecine Occidentale.
16- Rony Jean Mary MD: Le Suicide, Une Voie de Sortie Incertaine
16- Jean Serge Dorismond MD: Les Alexandrins des Conflits de la Nature
17- Maxime Jean Marie Coles MD: Souvenirs de Memoires
Editorial Board
Maxime J-M Coles MD
Rony Jean Mary MD
Reynald Altema MD
Yasmine Titus Pompey MD
Fahimy Saoud MD

Risks and safe Use of Melatonin
Hormone produced by the pineal gland in response to darkness, Melatonin regularizes the body circadian rhythm to impose the time to sleep. Although many experts have considered melatonin as a safe drug, scientists are still learning about effects on our health.
I have seen so many abusing such drug in providing regularly to their growing children on a routine basis, a dosis perhaps to help them sleep, because of mild ADD or ADHD. I have seen a mother using such drug regularly each evening ro help the kids find batter sleep. She was following a recommendations from her primary care physician.
Recent studies suggest that a chronic use of such medication maybe linked to higher risks of heart failure or even death. Such medication is generally considered safe, although any melatonin use may have their potential risks and, one should always keep in mind the possibility of allergic drug reactions.
Generally, many medical experts have considered melatonin as a relatively safe drug. However, as research continues, scientists are still learning about how different uses of melatonin may affect health.
A recent study in 2025 has suggested that long term use of Melatonin is linked to a higher risk of heart failure and death. We are not stating that melatonin will cause heart problems when it is being overused. Perhaps we will know better with time when affirmation on the risk level is better designed. Although others have described melatonin as a safe drug for extended use or long-term treatments. Evidence on long-term treatment with melatonin is lacking and now not anymore considered as safe.
The NIH (National Institute of Health) has advanced statements stipulating that short term use of melatonin in low to moderate doses appears to be safe for most people, but melatonin can also have side effects, medication interactions and allergy risks.
In the study described above, 65,414 patients have taken the melatonin prescribed for one year and more and such patients were compared to people with no melatonin use at all. The researchers concluded that heart Failure was 89% higher in the group taking melatonin medication with a three-times higher risks of developing a heart failure related to the use of the medication. More, a two times higher risks of death compared to people not receiving melatonin medication.
The same statistics were noted even if the medication was given intermittently in a 90-day interval. Further investigations are required to confirm the safety of the medication in the long term. There are also limitations in the 2025 study because many people have used either prescription or non-prescription melatonin medications, generally available in many countries which have participated in the study. Despite these variations, using different dosages, participants have not shown a higher rate of heart failure. Other studies have not shown significant differences in long-term side effects between longtime use of melatonin vs a placebo. Melatonin may remain active for longer periods in the body inducing accidental or intentional overdose or interfering with natural sleep-wake cycle.
Other side effects of Melatonin may range between allergic reactions and/with interactions with other medications, such as epilepsy and blood thinner medications. Rarely, headache and dizziness, nausea, bedwetting and even agitation can be encountered. Physicians remain precautious using such medication in pregnant or nursing women although in the United States, Melatonin is considered as a dietary supplement, and the FDA (Food and Grud Administration) does not regulate it.
Let us try to give some good advice if one decides to use melatonin. First, I would suggest discussing with your primary care physician the indications and the proper measure or dose to avoid any possible drug interactions. People with a sleeping disorder or on some behavioral therapy or taking already sleeping medications should be more careful and take the opportunity to discuss with their physicians all the side possible effects. Always keep in mind, this relation between long-term use of Melatonin with heart failure and death. Then, use the drug safely in a short-term period.
Maxime J-M Coles MD
Boca Raton FL
February 2026

Analyse d’un « Coup de Grace » dans la Boxe Professionnelle
Dans le monde sportif, un combat dans la tradition de la lutte thaïlandaise du « muay thai », vient de couronner un vainqueur dans un championnat international. Il a 22 ans et recoit tous les honneurs dus à son rang mais Il refuse de se réjouir de la victoire et veut raccrocher ses gants. Quelle perte pour le pays qu’il représente dans l’international. Il est Français et Champion du monde.
Anthony Durand refuse absolument de célébrer sa victoire. Son opposant est mis K.O. (« knock-out « « Coup de Grace ») sur le tapis et recoit des soins médicaux intensifs avant d’être transféré d’urgence a un centre hospitalier de la ville. Ce combattant Français, champion incontesté de ce sport « muay thai », un art martial qui utilise des coups de poings et de pieds, de coudes et de genoux dans le but de déséquilibrer l’adversaire et de le rendre inepte à continuer le combat.
Notre champion est un père de famille de trois enfants en bas âge qui nous fait savoir en toute franchise qu’il ne pourra plus continuer à se battre ou à s’entrainer à porter de tels coups violents durant les combats. Il avait commencé à s’entrainer dans l’art de maitriser les techniques de combats, depuis l’âge de 12 ans dans l’espoir d’atteindre les sommets et de devenir Champion incontesté. Maintenant qu’il a atteint ses buts, il est ravage par les nouvelles dévastatrices reçues sur son adversaire après le combat, alors que des ambulanciers ont dû le transporter d’urgence a un hôpital de Bangkok. Une tragédie dans laquelle le champion Thai, Phanphet se trouve dans un état critique, tel qu’il pourrait y laisser la vie, en dépit de toutes les attentes à essayer de le ranimer.
Cet art martial, le « muay thai » est la boxe Thaïlandaise, originaire du royaume d’Ayutthaya au XIV siècle, devenu une discipline internationale et il en avait fait choix dans une obsession à devenir le maitre incontesté dans cette discipline. Avant ce dernier combat, il venait d’être sacré Champion professionnel en France a deux reprises et maintenant, à l’issu de ce dernier combat, il vient d’être aussi couronne Champion du monde. Traditionnellement, c’est un sport violent, a plein contact (art des 8 membres) qui utilise des coups de poings et de pieds, de genoux et coudes pour neutraliser un adversaire. Ce sport demande une condition physique extraordinaire mais surtout une condition cardiovasculaire sans pareille.
Dans beaucoup d’autres sports professionnels qui demandent une telle violence, il faut toujours s’attendre à des traumatismes varies. Un K.O technique (Knock-out ou Coup de Grace) par un coup de poing ou un coup de pieds peut entraîner des conséquences graves. Un tel traumatisme déclenche un moment séismique qui alimente un suspense chez les spectateurs à la recherche de l’extraordinaire et dans leurs jubilations, ils oublient que ce sont des pugilistes qui se battent dans l’enceinte du match, sans penser qu’ils peuvent souffrir des traumatismes irréversibles. C’est dans une réaction collective d’une foule en délire, d’une foule de spectateurs qui assiste, à perdre l’haleine, que l’on devient le témoin oculaire d’un boxer qui s’effondre sur le tapis, inconscient ou sans vie. Nous avons tous été témoin a plusieurs reprises d’un tel K.O. (Coup de Grace) alors que deux champions cherchent à remporter la victoire à tout prix.
Nous devons essayer de comprendre plus facilement la biomécanique dans un “Knock out” durant un match ou dans une séance de boxe régulière pour mieux disséquer ce que la science m’a permis de comprendre sur le phénomène. Je dois dire avoir été témoin oculaire d’un tel traumatisme crânien inflige a plusieurs athlètes pour avoir été « médecin de ring « dans les combats durant mes années de résidence en Orthopedie a Howard U Hôpital. Mais, Je me souviendrai toute ma vie, du « Knock-out » du fils d’un de mes meilleurs amis, il y a de cela quelques années. Cela m’a vite permis d’assimiler et de comprendre qu’un knock-out » est toujours un évènement majeur.
C’était encore dans un championnat mondial aux Etats Unis, ou deux champions dans la division Weltherweight s’affrontaient pour unifier la couronne et dans un troisième « knock-out » durant le match, un des boxer recoit un coup de poing dévastateur qui l’envoie au tapis (« Knock-out-« « Coup de Grace »). Il fallait voir ce corps tombant, presque sans vie, s’affaisser et rebondir sur le parterre. J’ai alors vite compris que le combat était bien terminé et je craignais déjà pour sa survie, pour avoir déjà vécu pareille scène auparavant.
Un « knock-out-punch » ou « Coup de Grace » dérive d’un mouvement complet de tout le corps qui engendre une force extraordinaire à travers une chaine kinétique bien déterminée d’événements. Ce n’est surement pas un simple coup de poing. C’est une cascade de mouvements bien coordonnes et synchronisés dont l’origine vient du sol, passant par l’arrière de la jambe pour s’amplifier dans une rotation des hanches alors que le corps pivote en place. De la sorte, l’énergie kinétique impose une force d’impact, telle une collision. Il devient plus facile de réaliser comment qu’une simple rotation de hanche peut permettre un Transfer de poids, capable d’aider l’athlète à délivrer une frappe aussi parfaite.
Finalement, la position du poignet décidera de l’impact mais, il revient à la stabilité musculaire des jambiers (Postérieurs) et du fonctionnement des muscles glutéaux (Gluteus Maximus) pour catapulter le Coup de Grace. Le menton, les mâchoires ou les tempes peuvent être vises par la position du poignet a l’impact afin de déséquilibrer l’adversaire.
Pour les membres supérieurs, les muscles de la coiffe des rotateurs et les deltoïdes agiront aussi comme stabilisateurs pendant l’impact alors que pour le coude, plus il se tient en extension, plus l’impact devient dévastateur. Les avant-bras, finalement, transfèrent l’énergie du poignet au poing.
En biomécanique, alors que le coup de poing est initié, les muscles s’allongent dans un moment « excentrique » comme on le fait pour tirer sur une fronde « fistibal » suivi par un moment « concentrique » qui pousse le poignet en avant. Il m’a fallu comprendre absolument ce mécanisme pour bien apprécier ce qui se passait dans l’enceinte sportive. Nous arrivions alors à prédire de façon certaine le traumatisme subit par la victime.
Le « knockout Blow » peut alors prédire toute perte de conscience, même si le combattant regagne connaissance dans un bref délai. Il y a beaucoup d’explications et de théories avancées pour expliquer cette perte de conscience à la suite d’un traumatisme crânien. Chez le boxer, l’impact d’un trauma crânien, peur être décrit d’une façon relativement homogène en différents stages de concussion ou de traumatisme au cerveau. D’autres termes comme « mechanoporation » et « mechanosensation » ont été utilisés de façon routinière dans la littérature médicale.
Les différences anatomiques des mains et des doigts peuvent aussi donner au boxer un avantage en améliorant la dextérité dans une frappe et en augmentant la pression en attaque, pour lui permettre d’utiliser ses atouts de façon plus effective alors qu’il délivre un coup de poing d’aplomb, dans une aisance sans pareille. Ce sont des faits bien reportes dans l’Iliad et L’Odyssée qui ont pu donner des avantages aux combattants (Epeus vs Euryalus) dans la boxe ancienne « Pygmachia » alors que les participants pratiquaient pour les jeux Olympiques de l’ère ancienne.
Cette tradition a continué à évoluer durant l’empire Romain et a même transitionne graduellement pendant des siècles pour finalement établir les règles modernes de la Boxe. Cette tradition veut que ces combats à coups de poing, ont pris origines dans les pays d’Asie et du Nord de l’Afrique. Toujours est-il que la popularité de ces sports (genre arts martiaux) chez les pugilistes, a permis au fil des temps d’observer une prévalence plus élevée des traumatismes crâniens aussi bien qu’une augmentation du taux de mortalité chez ces mêmes athlètes qui
S’adonnent à des compétitions a haut niveau.
Un coup sur la tête ne conduit pas forcément à l’inconscience mais peut certainement induire un état de confusion et un ralentissement dans les réflexes. Cet Etat dans lequel un combattant se sent “groggy”, comme celui qui aurait un excès d’alcool à boire ou qui se trouve affecte dans sa démarche. Décrivant cet état de choses comme possédant des « jambes de spaghetti », l’état de fait annonce déjà un temps dangereux pour le boxer qui commence à perdre de ses réactions défensives. Il devient alors une cible plus facile, car il ne peut plus réagir instinctivement aux attaques de son adversaire.
Eventuellement, une autre frappe plus puissante peut rendre ce boxer inconscient. C’est pour cela que beaucoup d’experts qui ont eu l’opportunité d’analyser les vidéos juste avant un knock-out, ont pu conclure, de façon certaine que le combattant qui va recevoir ce dernier coup de grâce, est déjà inconscient même avant que la dernière frappe l’envoie au tapis.
Heureusement qu’il regagne conscience de façon instantanée dans quelques minutes. Dans cette brève periode, ou le combattant réagit rapidement, le terme « Commotion Cérébrale » (Shaken Brain) ou (Commotio cerebri) est donne. Il faut bien le différentier du terme Contusion Cérébrale (Bruised Brain) ou (Contusio Cerebri) ou les fonctions du cerveau ne reviennent jamais. C’est aussi dans ce contexte de contusion qu’un boxer peut succomber facilement à son traumatisme crânien ou maintenir cet état de perte de connaissance et rester dans un coma prolonge.
La force engendrée par un coup de poing doit être forte assez pour porter atteinte au cerveau à travers le cuir chevelu et la boite crânienne et c’était la raison pour laquelle Charles B Cassasa et Martland avaient avance cette théorie en 1928, suggérant une dépression du crane à l’impact, engendrant une tension hydrostatique sur l’espace subarachnoïdien et le cerveau. Plus tard, en 1940, Denny-Brown et Russel ont accordé encore plus d’importance à la vélocité du coup de poing et au mouvement de la tête par rapport à l’impact, statuant un étirement du cerveau.

A gauche, schéma de l’hypothèse de Concussion (Cassasa) en 1928 à la suite du coup de poing suivi de l’échancrure ou « Indentation » de la boite crânienne par une force mécanique et suivie par une augmentation de la pression hydrostatique dans l’espace subarachnoïdien et dans l’espace périvasculaire pour faciliter l’hémorragie cérébrale et le choc hydrostatique des neurones, (Martland).
Une analyse d’experts en K.O. (Coup de Grace ou Knock-out) dans la boxe professionnelle, a révèle que ces « knockout » sont causes par une frappe sur la joue de l’adversaire, causant une rotation de la tête sur le plan horizontal. Un « Uppercut » au menton peut aussi causer cette perte de connaissance alors qu’il n’en est pas le cas dans un coup de poing directement applique à la face de l’adversaire. Cela ramene, donc, à penser à un autre terme « mâchoire de verre » ou « Glass jaw » tres souvent utilise pour decrire un boxer qui a subi une perte de conscience à la suite d’un coup de poing à la mâchoire. Ceci est directement en relation avec l’incapabilite des muscles du cou à contrôler les mouvements de la tête ou alors simplement parce que le boxer n’a pas eu le temps d’esquiver le coup de poing.
D’autres pensent aussi à la possibilité d’avoir cette perte de connaissance à la suite d’une disruption des axones dans les branches ascendantes du système retinaculaire ou même simplement à cause d’une réaction du Cortex cérébral (Ommaya et Gennerelli 1970).
Ces nouvelles trouvailles voudraient confirmer aussi, l’existence de tissus endommagés dans le cortex cérébral alors même que nous devenons témoins du « knock-out ou Coup de Grace ». C’est un changement de position qui est favorise encore plus par le cerveau antérieur ou « forebrain » (prosencéphale) que le tronc cérébral ou « brainstem » (médulla, Pons etc.) lui-même, spécialement quand la tête tourne sur le plan horizontal.
La force mécanique générée a l’impact du coup de poing, facilite la dépolarisation cellulaire neuronale, hypothèse qui expliquerait un mécanisme de convulsion similaire a ce qui est observé chez un patient souffrant d’un grand mal épileptique (Walker 1940). Il est devenu encore plus facile, de nos jours, d’observer ce phénomène chez le boxer à cause des revues rétroactives de films qui ont permis aux neurologues de différentier les détails apprécies dans un « knockout » chez un joueur de Rugby ou de Football américain.

En hommage à Patrick Day, 27-year-old, un enfant de la AMHE, qui n’a jamais repris conscience après un knockout, durant son dernier combat en Championnat Weltherweight (octobre 12, 2023) pour la réunification de la couronne. ( Photo Published in AMHE Newsletter # 266)
En effet. Il est clairement établi que les mouvements convulsifs rencontres chez un boxer, victime d’un knockout, ne sont pas observés chez d’autres athlètes, victimes d’un knockout comme dans un match de Rugby ou dans de Football Américain. Heureusement qu’un tel phénomène s’avère rare, même dans la pratique de la Boxe mais ces explications demandent encore plus d’investigations.
Il devient encore plus difficile quand un knockout est fatal et que l’on a recouru à un CT scan du cerveau, pour révéler une hémorragie cérébrale, comme cause première d’un décès dans le ring. Mais il faut aussi essayer d’expliquer la raison du saignement comme l’a fait Martland, avançant que les pulsations hydrostatiques se transmettent tout au long de l’espace périvasculaire pour déchirer les vaisseaux sanguins collatéraux (hémorragie du cercle). D’autres peuvent avoir une perte de connaissance passagère sans pour raison avoir une hémorragie et il devient difficile d’interpréter ces cas.
Il est tres possible qu’une réduction dans l’apport sanguin pourrait aussi expliquer une perte de conscience passagère et c’est sur ce point que Trotter en 1924, avait considéré le phénomène, d’une « Anémie Compressive Aigue », pensant qu’une limitation du flot sanguin au cerveau, en serait la cause. Cette théorie a depuis été contredite en dépit de la notion que le cerveau demande un apport continu en oxygène et en nutritifs. Depuis, de nouvelles théories avancent que toute concussion demande une décélération du cerveau, ce qui a un peu mis au second plan les théories vasculaires, en ramenant l’importance aux branches ascendantes du système retinaculaire du cerveau.
Dans le système nerveux périphérique, tout mouvement du corps amène un étirement des axones sans pour toutefois provoquer des dommages. Mais dans le trauma crânien (TBI), l’hypothèse veut qu’à cause de la fragilité des axones, une rupture des microtubules se produit, bloquant le transport axonal a cause d’une inflammation, résultant en une accumulation des véhicules de transport et éventuellement a la déconnection de l’axone. (Observes dans les modèles en laboratoire). Ces symptômes trouvent donc une meilleure explication a la perte de perfusion, au niveau des axones.
Des ions channels dits mechanosensitifs sont rencontres partout dans le corps et spécialement dans le cœur, l’urine de la vessie, l’oreille interne etc. alors que le cerveau lui-même ne dépend pas de ces channels pour fonctionner normalement. Se pourrait-il que nous observions un phénomène de dépolarisation neuronal ou des ions K+ channels provoque la perte de conscience du boxer dans un knockout ?
Nous avons déjà accepté dans le TBI (Traumatic Brain Injury), la présence d’autres ions mechanoreceptors (Piezo, NMDA, TRP récepteurs) couples de Na+ ions channels, jouant un rôle dans le développement de problèmes secondaires au knockout et il devrait être accepte que ces ions channels retournent à un taux normal. Nous n’avons pas encore toutes les réponses dans cette science mais des études génétiques sont en cours dans des laboratoires, ou malheureusement, les animaux sont anesthésies avant l’induction du trauma crânien.
Le problème s’avère difficile à expliquer, pourquoi un simple étirement de membrane arrive à affecter le niveau de conscience en seconde ou en minutes. La science devra trouver une explication dans la mechanoporation en utilisant des markers capables d’évaluer la perméabilité de la membrane cellulaire tels le « horseradish peroxydase » (HRP) or « Lucifer Yellow » dans leur filtration à travers les pores.
Maxime J-M Coles MD
Boca Raton FL, 33496
Références :
1- Anders Hanell, Elham Rostami : How can a punch knock you out ? PMID 33193016. Front Neurol , Oct 26, 2020.
2- Maxime J-M Coles MD : Brain Injury AMHE Newsletter # 266
3- Critchley E: Nervous disorders in boxers. Medical Annual 1937:318-320.
4- Martland HS, Punch drunk. JAMA 1928(19):1103-1107.
5- Chronic Traumatic Brain Injury associated with boxing. Semin Neurol 2000 A 20:179-185.
6- Haglund Y Eriksson : Does amateur boxing lead to Chronic Brain Damage? A review of some recent investigations. Am J Sports Med 1993 A 21: 97-109.
7- Casson IR, Siegel O, Sham R et al. : Brain damage in modern boxers. JAMA 1984 A 251 :2663-2887.
8- Joseph E Smyth : Death under the spotlight: The Manuel Velasquez Boxing Fatality Collection”. Journal of Combative Sports, October 2011.
9- Brophy III Robert H: “Deaths in the Pan-Hellenic Games: Arrachion and Cruegas”, American Journal of pathology . Autumn 1978.
10“The General Medical Guidelines for WBF Championship Contests ”Dr Adams Belogh, World Boxing Federation.

MON DRAPEAU, MON PHARE ÉTERNEL
À travers les chansons, les scènes théâtrales et les danses,
enfant je m’enveloppais dans tes plis,
et mon cœur, tel un violon à tes doigts soumis,
se berçait doucement au rythme de ta cadence.
Sans même comprendre ce que tu représentais,
en sève vivifiante, à moi déjà tu te prêtais,
et j'affirmais que c’était toi, mon bicolore,
la source où mon âme se désaltère.
Quand les maisons arboraient tes couleurs noir et rouge,
symbole de notre nation, le premier héritage,
je chantais sous ton mât à la rentrée des classes,
poitrine bombée, tête altière, les couplets de La Dessalinienne.
Quand plus tard ton destin, à d'autres meneurs fut confié,
et que près des édifices ou des casernes je passais,
je me découvrais et saluais tes prouesses,
dans ce rouge et bleu devenu ta nouvelle parure.
Tu endurais à l’instar du pays, la versatilité de nos mœurs,
mais toujours haut tu flottais dans l'azur.
Ton effigie repliée en pochette sur mon cœur fidèle,
j’exhibais fièrement les armoiries avec le palmiste.
Dans les parades du 18 Mai, sur les terrains de jeux,
ailleurs et dans les veillées patriotiques,
ignorant que derrière le symbole
se cachaient l’âme et la fierté de tout un peuple,
je te portais fièrement comme un sceau sur mes bras.
Et tel un phare dans la nuit, tu guidais mes pas.
Lorsque j'ai laissé mon pays un après-midi d'octobre,
face à l’insulte, et au racisme de l'étranger
vilipendant ma patrie, donnant à mon palais un goût amer,
et cherchant à tout prix à me combler d’opprobre,
j’ai tenu tête à mes détracteurs affirmant partout qui j’étais.
Oui, je t’ai trainé dans mes bagages partout où je passais.
Parfois, sur mes épaules comme un poids lourd tu paraissais ;
mais sans me plaindre, j'ai encaissé les coups
et j’ai poursuivi mon parcours.
Dans les marches et les manifestations,
joignant ma voix au concert des fanions
de Brooklyn Bridge à Washington D.C.,
des cliniques et centres médicaux à Atlanta, CDC ;
dans les commissariats de police, ou à Krome,
dénonçant le sort de nos compatriotes,
sans arrêt tu flottais.
Tu devins l'espoir et le cri lointain de ces martyrs
qui transcendent les générations et rassemblent les hommes,
combattant calomnie, arrogance et injustice,
éternellement présent.
Que tu brilles dans une salle de convention,
dans un stade ou tout autre lieu de compétition,
tu rappelles au monde que nous sommes encore debout ;
tâtonnant, vacillant, mais luttant jusqu’au bout.
Drapeau de ma terre sacrée, tu appris aux plus forts :
quand les faibles conjuguent leurs efforts,
ils brisent leur chaine, se rendent victorieux,
transforment les nuits noires en matins radieux.
Tantôt enseignant à l’humanité
qu'aucune souffrance n'est éternelle ;
tantôt inspirant aux peuples de la terre,
l’idéal de justice et de solidarité universelle,
tu restes le symbole auquel on s’identifie.
Et rien ne changera du noble héritage
que tu lègues à l’humanité entière.
Flotte haut, toujours plus haut, car le vent dans tes plis,
C'est le souffle de chaque être opprimé,
C’est sa dignité rendue à chaque âme torturée !
Quand je mourrai et que mes prunelles
à jamais sur l’autre rive s’ouvriront,
sache que tu auras été mon idole et mon rêve.
Avant d’embarquer vers le port éternel,
comme décor, tu seras posé sur ma bière,
et drapé dans tes couleurs, j’entrerai dans la lumière.
Rony Jean-Mary, M.D.
Coral Springs, Florida
Le 22 Février 2026

le crève-cœur
Sénèque, âgé de trente ans, avait l’apparence d’un homme de cinquante ans. Jusqu’à présent, la vie lui a été impitoyable. Il travaillait comme un forçat six jours sur sept depuis son adolescence, en brisant les roches en cailloux pour les vendre à la livre, pour une pincée d’argent. Sa journée se passait sous le soleil les jours de chance, car la pluie était l’ennemie. Il faisait continuellement le choix entre le pis et le pire.
Son apparence physique trahissait les rigueurs du quotidien. D’abord, il avait déjà une voûte à cause de sa posture : assis sur son siège, courbé pendant des heures affilées. Son visage, de surcroît, même à un simple observateur, ouvrait une porte large sur son for intérieur. Son front, basané à outrance, annonçait un vieillissement prématuré, l’effet de puissants rayons et d’une canicule de plomb. Les rides multiples étaient éparpillées en diverses directions : celles du lion ou de la gabelle, entre les sourcils, ainsi que sur le front, que l’on associe à l’inquiétude ; les pattes-d’oie des yeux, identifiées à la vieillesse ; celles de l’amertume, des coins de la bouche au menton, ou des ailes du nez aux fossettes des lèvres ; celles du décolleté, allant du menton jusqu’à la partie inférieure du cou. Les plis du cou ressemblaient aux crevasses d’une terre sèche avide d’eau.
La mine donnait une vague impression d’atrophie des muscles du sourire et d’hypertrophie de ceux du froncement des sourcils. Le regard paraissait hagard, soucieux, triste. Le désespoir, et non l’optimisme, se voyait lorsqu’on examina sa contemplation. On n’aurait aucun doute sur le carcan qui le tenait compagnie et servait d’auréole, ou sur le guignon qui captait son humeur et attisait son spleen. On n’aurait aucune difficulté à en déduire qu’il broyait du noir.
Les mains calleuses subissaient déjà les effets du rhumatisme. Les doigts devenaient noueux. La démarche n’était plus celle d’un homme ingambe. Il traînait les pas et for souvent boitait à cause d’une blessure à la cheville gauche, compliments d’un gros rocher.
Au fur et à mesure pendant la journée, une fine couche de poussière recouvrait sa peau en période sèche ou l’agglutinait une fois humide. Son visage et ses mains payaient les pots cassés. Dans une démonstration d’ultime supplice, l’intense chaleur et la poussière seraient alliées pour ravir sa bouche d’humidité, accouchant d’une siccité qui serrerait la gorge, gênerait la muqueuse et rendrait sa situation abominable. Alors il devrait prendre une pause anticipée pour vaquer à la recherche d’eau potable, une tâche parfois coûteuse.
La vie de Sénèque, pénible mais paisible, monotone, même blême, prit une tournure décisive, tel un mouvement tectonique, quand il découvrit un sac rempli d’une poudre blanche au bord du sentier, en route à sa case, au début d’un crépuscule civil balayé par un ciel orangé. Curieux mais naïf, il s’en empara et, de crépuscule civil où il courut le risque d’être vu, il emporta le fardeau sur son épaule pendant un crépuscule nautique, démuni de clarté, sinon d’un ciel bleu roi, avec moins de chances d’être découvert en flagrant délit. Il le cacha dans un lieu sûr, hors de la vue des curieux.
Dès la nuit des temps chez les campagnards, la trouvaille d’un butin, comme une jarre de pièces d’or, s’attirerait des ennuis en raison de la mentalité de crabes des pairs. De nos jours, la découverte d’un sac de cette poudre maudite décuple la cupidité d’un échantillon représentatif de la société, et ce de façon universelle. Le commerce illicite de cette poudre blanche engendre un cauchemar en pair, du capital en grande quantité et de la violence aveugle, à l’instar de jumeaux siamois inséparables. Ce fait inéluctable s’ajoute à la liste de règles inviolables de ce négoce : sa distribution ne permet ni compétition ni participation facultative ou temporaire. Toute infraction s’avérerait passible de châtiment létal. Sa consommation accordait un tonus au système nerveux si puissant que, fort souvent, elle apporta un accro comme récompense. Cette habitude, recensée chez assez de personnes, augmentait la demande. La demande croissante garantissait l’offre, conformément à la loi fondamentale des activités mercantiles. Cette courbe économique ne connaît pas d’exception ; dans le cas de cette poudre blanche, elle crée une condition malicieuse qui mine et gangrène une société.
L’introduction de cette poudre dans une société calque les méfaits d’une maladie infectieuse si contagieuse qu’elle déclenche une épidémie. Sa présence renforce une notion nouvelle qui, au minimum, esquive, mais en coup de vent, claque les règles de l’étiquette et de l’éthique : la fierté de gagner son pain à la sueur de son front, l’honneur et la dignité de pratiquer son métier ouvertement. Non, cette malédiction tente car elle promet un fric facile à gagner à condition d’un engagement clandestin, honteux. Ce faisant, dorénavant, on patauge dans la boue. Une association dissimulée par tous les moyens, niable vivement comme de la pure calomnie. Un commerçant de ce produit qualifie d’insulte son association avec ce métier. On ne s’attribue pas ouvertement le titre de « dealer de drogue ». Le gain soudain d’énormes sommes, un train de vie de luxe le suggèrent pourtant. Cet argent mal gagné emmène sur un chemin entassé de coquilles glissantes, de liaisons dangereuses, d’un nœud invisible qui rivalise avec l’épée de Damoclès, car il resserre le cou, lentement ou brusquement, avec une force impitoyable.
Sénèque, évoluant dans un milieu dépourvu de l’élasticité de la gravitation de l’échelle sociale, ne saurait tirer avantage à bon escient de cette porte sésame et s’enrichir sans un lien avec un réseau de narcotrafiquants. Donc pas question de l’échanger en espèces sonnantes et trébuchantes. Sa possession, dans son cas, ne se révélerait pas comme un gain, mais comme un nid de guêpes dotées d’aiguillons aigus et douloureux. Comme à son habitude, il hérita un mauvais sort : non seulement ce serait au minimum un pot au lait, mais inéluctablement, la situation serait un pot au noir.
Comme tout citoyen, il avait entendu dire qu’une telle poudre valait énormément d’argent. Il avait une idée floue des déboires liés à cette farine, mais suffisante pour se taire et ne rien laisser fuiter. Cependant, il ne tarda pas à s’en rendre compte. Tout d’un coup, la recherche de sacs de cette poudre devint une activité qui dressait voisins et amis, les uns contre les autres. Personne ne croyait personne. L’harmonie sociale, fragile déjà, se décousait dans un mélange de peur, de convoitise et de couardise. Étant au plus bas rang, Sénèque ne suscita point de suspicion, ou du moins pas d’avoir acquis une portion de ce mégot. Cependant, il se répétait que « quiconque aidait une personne à le garder serait considéré comme coupable ». Sortis de nulle part, des hommes armés faisaient le va-et-vient et cherchaient du butin.
Sénèque, habitué qu’il était à l’austérité de sa vie et à l’aspérité de son sort sur terre, se trouva en terrain inconnu. La sueur perlant son front, d’habitude associée à une chaleur époustouflante, venue des rayons du soleil dardant son visage, maintenant enregistrait une froidure. La vue d’armes à feu lui donna des frissons, une danse frénétique à la poitrine, de la chair de poule, et il n’eut d’autre option que d’y aller mollo. Il ne pouvait plus se concentrer. Son ouvrage diminua ; il peina à produire le minimum de 25 livres. Il s’imagina devenir le point de mire avec la nette impression de regards fixés sur lui. Navré dans l’âme, il était littéralement pris entre deux feux car les bandits qui fouillaient semblaient appartenir à des camps différents.
Il assista à un bras de fer entre deux escouades d’hommes armés jusqu’aux dents qui laissèrent leur version d’un « Himalaya de cadavres ». Pris de panique, Sénèque perdit connaissance. Quand il la regagna, il planait dans l’espace entre le cauchemar et le réel, un espace occupé par l’existence de deux calamités, l’une aussi ubuesque que l’autre. Peut-être serait-il plus approprié de dire qu’il n’existait aucune différence entre les deux entités. Le réel, pour lui, ressemblait au récit d’un mort-vivant, attendant les clous pour enfermer son cercueil. Assister à l’exécution d’autres êtres humains, maintenant des macchabées qui, quelques instants auparavant, respiraient, dépassait ce que son entendement pouvait concevoir. Il ne fut autre qu’un observateur involontaire d’un drame. Il ne fut qu’un coupable involontairement associé à la récupération d’un sac contenant ce produit chimique qui se comporte comme le diable du nom d’argent ; l’argent amplement et âprement décrit comme « un diable, mais un diable aimé de tout le monde. »
Lui qui ne gagnait qu’une pitance pour survivre et pour supporter une famille, de quel droit pouvait-il oser espérer un changement si radical de sa condition en prenant le fruit du labeur de l’autre ? Même si ce labeur ne se traduit que par la confection d’une source de souffrance. Une telle question, certainement pertinente, ne peut passer outre le fait que Sénèque est humain, capable de fantasmer sur son compte, de rêver d’un meilleur lendemain. Pourtant, en prenant ce sac, avait-il pris en compte toutes les conséquences ? En vérité, il ne saurait formuler une réponse cohérente. Son monde existait aux antipodes de celui où l'on usait ou usinait ce stupéfiant. Malheureusement, pauvre il était et pauvre il mourrait ; personne n’échappe à cette loi dans son monde.
Sénèque réfléchissait aux choix à sa portée. Il pouvait prendre la poudre d’escampette en catimini, le sac de poudre sur le dos, pour explorer un avenir certain de ne lui apporter que des ennuis. Il pouvait trouver un moyen de retourner le sac à sa place originale sans coup férir, sans bruit, de façon furtive, et reprendre son train-train de vie, n’en déplaise que ce sera un fardeau lourd à supporter. Pris entre l’enclume et le marteau, il végétait dans la déprime. Il avait eu la perspicacité de n’en avoir parlé à personne, mais sa conscience le narguait par mille petits feux, au gré du cumul d’un brasier insupportable.
Le dilemme de Sénèque, existentiel on ne peut plus, crevait le ballon représentant le principe de l’équité et le remplaçait par le crève-cœur de la déception constante. Il haïssait la pauvreté. Il n’avait aucune affection pour la mort. Il souhaitait tant ne pas souffrir, ou simplement offrir une maigre subsistance à sa famille. Le dilemme allait grandissant et maintenant le récompensait d’insomnie, un fléau jusqu’ici inconnu, car il jouissait d’un sommeil facile. La recherche d’un meilleur lendemain, dans son cas, ne pouvait dépasser le point de rêve. Désormais, il passait des nuits blanches gâchées de cauchemars sans nom, récurrents. Les images étaient si réalistes qu’il se croyait en plein supplice, où l’on le rouait de coups de fouet sur le torse nu, sanguinolent, sans cesse, en proie à une douleur épouvantable, pour révéler le lieu du sac qu’il avait enlevé. La douleur traversait différentes étapes, les unes aussi cuisantes que les autres.
D’abord, le fouet frappa la peau unie de manière mate, laissant une sensation de fourmillement suivie d’une brûlure de la chair lacérée. Ensuite, la sensation pénible d’un courant électrique restait en arrière-plan, et chaque coup apporta sa propre cruauté aiguë, telle un menu de stations infernales. L’échelle de l’atrocité parfois devint indicible, mais toujours effroyable et extrême. Le calvaire de souffrance physique transforma son torse en lambeaux épars, rabattant son caquet au niveau de bête de somme et le laissant émasculé, affaibli, dérouté, humilié. Trempé de sueur, il se réveilla, convaincu qu’il venait de traverser un véritable moment de torture et ressentant temporairement la douleur lancinante au torse. Il s’en fallut de peu pour qu’il criât comme une orfraie en pleine nuit.
Sénèque sut qu’il n’existait d’autre issue que le retour immédiat du sac. Le capharnaüm ambiant, de jour comme de nuit, ne lui laissa d’autre choix. La trouvaille, ensuite le tourment ressemblaient à des saccades puissantes, des ressacs trop mouvementés pour sa carrure et son bien-être.
Sénèque retourna pendant un crépuscule civil et une surprise indicible l’attendit. Pas de trace du sac de la poudre blanche. Un fardeau aussi lourd que la Terre ronde tomba de ses épaules. Avant de se réjouir, il se souvint que ce fardeau serait remplacé par un autre, celui de mener une vie de démuni. En guise de célébration et de chamboulement de la notion de gloire qui se révèle un vrai fardeau, il n’eut que la malchance de remplacer un crève-cœur par un autre.
Reynald Altéma, MD
Palm City, FL

Woman from Brodequin Looks at AI and the Future: A Diaspora in Haiti
In Brodequin, the third communal section of Aquin, people call me Lolo, or sometimes Ti Da. Names change, but lives look much the same. Here, what distinguishes us matters less than what binds us together. Here, it is
gestures that count. The ones learned in childhood. The ones repeated even today. The ones that allow us to endure.
To reach my home in Brodequin from Aquin, I must follow a dirt road that, after two kilometers, fades away and becomes a footpath. A place where electricity does not exist, not even as a promise. Where time is not
measured in hours or dates, but in seasons of rain and drought. And where news of the world, when it arrives, almost always comes too late, as if it hesitated before making its way here.
I was born here in Brodequin. I grew up here. I gave birth to children here. I cultivated corn and pigeon peas here. I watched over goats the way one watches over fragile promises. My life was built on repetition: the same
paths, the same markets, the same expectations. And the same absences as well: the absence of the state, the absence of a doctor, the absence of a clearly defined future.
Where I come from, we did not speak about the future. The future was for Aquin, for Port-au-Prince, for abroad, for those who left. Here, we spoke of tomorrow, at best. Of the coming rain. Of the hoped-for harvest. Of
health, above all, when it begins to fail. And then, one day, without warning, the future arrived.
HAITIAN RESOURCE DEVELOPMENT FOUNDATION
Willingness, Know-How, Resources
Weston, Florida, Port-au-Prince and Aquin, Haiti
Aldy Castor, M.D., President aldyc@att.net
954.873.0064, 509.3.685.1931
The Haitian Resource Development Foundation <hrdf.org>, is a
501(c)3 non-profit organization established in 1987. It has US
Tax No. 72-1074482 and is also registered with the Government
of Haiti as a non-profit, No. MPCEFP/1993/94/17, and with the
Ministry of Planning and External Cooperation as No. B-0167.
HRDF’s mission is to initiate and support projects that develop
Haiti’s resources through programs in the fields of health care,
education, scientific research, arts and culture and economy.
The Day a Voice from Elsewhere Examined Me That day, I did not walk for hours to reach the already-closed clinic of the Community Reference Hospital of Aquin. I did not wait for a doctor who would never come. I did not pray for the pain to go away on its own, as I had so many times before.
I was seated in front of a screen. A tablet, they told me. A solar-powered tool, they explained. A connection coming from the sky. And then, a voice. Calm. Precise. Attentive. That voice was not from here. It came from
far away. Maybe from Aquin. Maybe from another country. I could not say. But for the first time in my life, someone was asking me questions without rushing. Someone was taking the time to listen to my answers.
Someone was connecting my symptoms, my words, my gestures, and my silences to an intelligence that does
not get tired.
Then, I was asked to place a phone on the palm of my hand. I felt nothing. No needle. No pain. After a minute, numbers and tracings appeared on the screen. They explained to me that these were the results of my blood tests
and my electrocardiogram.
I was examined through a system of telemedicine assisted by artificial intelligence, as part of a project initiated by the Haitian Resource Development Foundation (HRDF). At first, this did not mean much to me. I did not
know those words before. Artificial intelligence. Algorithm. Assisted diagnosis. But I knew the feeling: that of finally being taken seriously.
I Remained the Same, but the World Had Changed
I did not become a different woman that day. I am still the one who rises before the sun, who recognizes the soil by its smell, who knows how to spot a sick animal before it collapses. But something inside me shifted. I
understood that the world was no longer moving the way it used to. That it no longer respected distances. That it no longer asked permission from broken roads or forgotten places. I, who lived as my parents did, and their
parents before them, suddenly realized that I was already living in 2026, in a new time, while many others still believed they were sheltered from change.
People often say that progress takes time. That it moves step by step. That it takes generations for one world to replace another. I believed that too, because that is how I had always seen life move forward here. Where we
live, things change slowly. The land does not rush. The seasons always return in the same order. The gestures I learned as a child are the same ones my mother practiced, and hers came from her own mother.
When humans moved from hunting to farming, they did not change their lives overnight. They learned for centuries. When machines began replacing arms in fields and factories elsewhere, the change happened slowly,
over time, until the noise settled in and smoke became familiar. Fathers still recognized the world in which their sons were growing up.
But today, that time no longer exists. I understood it without radio, without newspapers, without experts to explain it to me. I understood it the day a machine knew what was wrong with me, when no doctor had ever
come this far. When Change No Longer Gives Warning
I do not listen to the radio. There is none in Brodequin. But words still circulate, even without airwaves. They pass from mouth to mouth, through the tédéyòl, from market to market, carried by those who travel farther than
we do. And what I hear often is this phrase: “The world is changing too fast.” They are right. But I think they do not yet grasp its full meaning.
What is happening today is not a slow change, like one season chasing another. It is a flood. It does not give a warning. It does not leave time to step aside. Professions disappear quietly. Not because there was a disaster.
Not because someone failed. But because a machine now does better, faster, without fatigue. Artificial intelligence does not sleep, does not doubt, does not age.
Accountants. Journalists. Lawyers. Teachers. Even doctors. We thought these professions were solid, protected by experience and human judgment. We were mistaken. Machines learn. They analyze. They advise. They
diagnose. And above all, they improve on their own. What past revolutions took generations to transform is now
measured in coffee harvests. Ten years, here, is nothing. And yet, in ten years, many will wake up to discover that what has given meaning to their lives has vanished without a sound. I understand these fears. Losing a profession, a place, a recognized usefulness is never trivial. Feeling the
ground gives way beneath one’s feet. I know what that means, even if it never truly existed here. What Cities Fear, the Countryside Welcomes
In cities, people speak of artificial intelligence with fear. Fear of losing one’s job. Fear of becoming useless. Fear of being replaced. In Brodequin, we had nothing to lose. And perhaps that is our strength.
When artificial intelligence helps diagnose an illness where no doctor ever came, it is not a threat. It is a repair. When technology connects an isolated village to global medical knowledge, it is not dispossession. It is delayed
justice. We never had access to the normality that others now fear losing. We lived in absence: absence of care, absence of institutions, absence of answers. And now, that absence is beginning to be filled, not through the traditional
paths we never walked, but through a technological shortcut. Perhaps this is what the world has not yet understood: what weakens already saturated systems can become a historic opportunity for territories long forgotten.
What If Haiti Entered the Future Differently
For a long time, people said Haiti was behind. Always behind. Economically behind. Institutionally behind. Technologically behind. But what if that delay was also a form of freedom? We have no heavy infrastructure to
defend. No rigid systems to protect. No old ways of doing things that must be maintained even though they no longer work. We can leapfrog stages.
If artificial intelligence is well framed, well designed, and well governed, Haiti could become a human laboratory of the future. A pioneering country, not through power, but through audacity. A country that provides
care where none existed, teaches where schools are lacking, organizes where administration fails, and connects where isolation wears lives down.
Technology Is Never Neutral. I am not naïve. A machine is neither good nor bad. It depends on who designs it, who programs it, who controls
it, and who decides whom it serves. Artificial intelligence can liberate. It can also dominate. It can reduce inequalities. It can also make them permanent.
If it remains in the hands of a few companies, a few countries, and a few private interests, it will dig a gap that no one will be able to bridge. But if it is conceived as a common good, as a tool in the service of human dignity,
then it can transform countries like Haiti into the vanguard of development.
What AI Will Never Replace:
There are, however, things that artificial intelligence will never know how to do. It will never know what it means to wait anxiously for the rain. It will never know what it means to lose a child for lack of care. It will never know what it means to live in a forgotten place and remain there out of attachment, not calculation. It will never replace memory, the relationship to the land, or the solidarity born of mutual dependence. That is why AI must remain a tool, never a master.
From Brodequin to the World
I did not leave my village. I did not change my life. But the world came to me. And that day, in front of a screen powered by the sun, I understood something essential: the future does not belong to those who speak the
loudest, but to those who know how to welcome it without losing their soul.
If artificial intelligence can reach Brodequin, then no country is condemned to remain on the margins. The world has already changed. The real question is whether we Haitians will be mere spectators of this
transformation, or actors in a future we have helped shape.
A woman from Brodequin, Third communal section of Aquin
Aldy Castor, MD
February 2026
Weston FL

(Superficial Similarities Can Be Misleading)
A search and work on social, governance and development problems around the world. Using my experiences I write about how human relationships build (or destroy) social systems and the institutions of governance.
The following is a continuation of a series of essays on governance and the our relationship with the pig. In these essays I have chosen to focus on the three Abrahamic religions because, though they originated in the same ecological setting, their relationships with animals are vastly different. As the same time, numerous researchers have mistakenly attributed the same eco-biological reasons an attempts to explain the superficially similar ways in which in Judaism and Islam relate to the pig. The solution resides neither in the animal nor in the ecological setting, but rather in the overriding governance issues that defined the religions, the way their adherents relate to each other, and nature.
The Jewish and Muslim interdictions against the consumption of pork are often thought to have the same ecological and health origin and purpose, especially since adherents of both religions refer to the pig as being unclean. This essay will scrutinize multiple scholarly opinions, speculations, and theories about why these two religions forbid the consumption of pork, and why the third one, Christianity, doesn’t. I also explain the origins and purpose of Christianity’s lack of an interdiction.
Across Judaism, Christianity, and Islam, the prohibition against pork is best understood more as a boundary-defining rule that takes on different functions in different theological and historical settings, and less as a simple health precaution. In Judaism, the first of the three Abrahamic religions, pork is framed through a system of permitted and prohibited animals in which ‘unclean’ is a category within a sacred taxonomy, part of a worldview that helped forge disparate tribes into a single covenant community. In Christianity, the second Abrahamic religion, the force of that rule is deliberately loosened as the Christian movement expands beyond its origin community and the legal framework that produced it, shifting the emphasis from dietary boundary to a more inclusive identity. And in Islam, the third Abrahamic to appear, pork is straightforwardly marked as forbidden (haram), with a prohibition that developed within a moral-legal framework that treats it as a matter of purity, obedience, and ethics. Taken together, these three trajectories suggest that the “why” of pork avoidance is not one timeless, practical explanation, but a recurring use of law to define identity: first by classifying the pig within a sacred taxonomy, then by abrogating that code to include outsiders, and finally by placing the pig within a comprehensive legal-moral system.
Why There is a Pig Taboo in Judaism
Judaism, the oldest of the world’s three Abrahamic religions, appeared four thousand years ago, originating in the Middle East as did the subsequent two Abrahamic religions, Christianity and Islam. In what follows, I use taboo/interdiction to mean a religious prohibition, unclean to mean a ritual/legal status (not ‘dirty’), and haram to mean religiously forbidden in Islamic law.
As indicated in its holy book, the Torah, Judaism maintains strong interdictions against animals mostly by biophysical category. For example, aquatic animals with neither fins nor scales (such as lobster and shrimp), and animals with either split hooves or that chew the cud (but not both) such as camels, hares, and pigs, and carnivorous animals in general, are forbidden (see Leviticus 11). The Torah prohibits eating or touching a category of animals if they “parteth the hoof but cheweth not the cud” (see Leviticus 11:4-8). If the animal meets both criteria i.e. has cleaved hooves and also ruminates, the taboo does not apply. But if only one of the criteria applies, it does not fit into the established taxonomy and is therefore “unclean” and subject to taboo. As neither hooves nor cud-chewing literally make an animal dirty, this self-excluding characteristic is obviously not the entire reason why such animals are considered taboo. Another strong Jewish interdiction exists against mixing meat and milk products, which stems from a perfectly sensible animal husbandry rule to avoid slaughtering young progeny before they are weaned from their lactating mothers (see Exodus 23:19, 34:26, and Deuteronomy 14:21).
The etymology of the word “unclean” used in Leviticus, the chapter of the Torah where the interdiction is laid out, conveys multiple interpretations of how we would understand the word today. This would include meanings more akin to “forbidden” or “unacceptable”, as would be expected given the ecological and political history of the pig in the Middle East, the cradle of Jewish political theology.
Many explanations have been put forward as to why Judaism and Islam, but not Christianity, have pig interdictions. Animal scientists explain how arid environments, such as those where Judaism and Islam both originated, are a challenge to pigs because of their body-mass indexes and inability to sweat to keep cool. The anthropologist Professor Marvin Harris made perhaps the earliest and certainly the most thorough argument about pigs being seen as unclean because their inability to naturally keep cool causes them to seek standing water or any moisture to be comfortable (see Marvin Harris. Cows, Pigs, Wars, and Witches: The Riddles of Culture. Vintage Books, 1989). But this does not explain why animal bones in Middle Eastern communities’ archaeological records do not show any dietary aversion to pigs until rather suddenly about 1,500 years ago (see Max D. Price. Evolution of a Taboo: Pigs and People in the Ancient Near East. Oxford Univ Press, 2020). Other researchers point to disease from pigs as being an explanation for the interdictions. However pigs are only one of many sources of zoonotic diseases, and most of the ones we get from pigs also come from other animals. Some claim a political reason, suggesting that political leaders would discourage production of protein by poor households that would enable them to be economically independent. But on the contrary, the opposite would improve public health and thus improve economic productivity and political stability, strengthening the ruling class. Some stories claim that the pig interdiction could have arisen from conflicts between urbanites, who kept carrion-eating, scavenging pigs, versus nomadic people, who kept sheep and goats. But the rationales for this argument are off: calorie-dense refuse problems are more of an urban management and governance problem, and conflicts between herders and settled communities are more economic and political than ecological.
Because both Islam and Judaism originated in the same arid environment, many scholars offer one and the same ecological explanation for both religions’ interdictions against the consumption of pork. That explanation is based on the pig’s relatively small surface area and few sweat glands in relation to itstotal body mass index. Pigs therefore lose heat slowly, and with considerable difficulty. Total body surface area (TBSA) is used to measure metabolic rate (the number of calories produced per square meter of body surface per hour) and to get an idea of the heat exchange across the skin surface. Measurements show that starting slightly over 35 kg, the rate at which the pig’s TBSA growth starts to decline relative to its weight, compounding this body heat problem (see USAARL Report #73-5. Determining the Surface Areas of Miniature Swine and Domestic Swine By Geometric Design- A Comparative Study. By LCDR Thomas L. Wachtel, MD et al. US Army Aeromedical Research Laboratory, Fort Rucker, Alabama October 1972). As a result, pigs in hot environments tend to be attracted to wallow in water, a practice that cools their bodies upon evaporation. Since in arid areas there tends to be little standing water around, pigs wallow where they can. In hot situations this usually means shallow, muddy water, which makes pigs dirty and susceptible to parasites. But the pork interdictions of both religions are maintained even outside the hot arid environments, negating both the “unclean” (using today’s definition of the word) rationale and the popular ecological rationale that overlook governance and ethics.
Agricultural anthropologists point out multiple other reasons for food interdictions, such as reducing economic competition between social classes or mitigating ecological conflict between clans for limited food sources. No practice is likely to have developed due solely to any one overriding cause.
The Jewish interdictions are due to a set of social rules defining how to relate to nature. Relationships to animals was not based on their inadaptability to an arid environment, as is often attributed to the pig, but rather on their classification in a socially agreed taxonomy. Regarding the Jewish interdiction the explanation, as it turns out, is not inherent in the pig per se but in the quest for a common set of beliefs and practices that could be accepted by the Jewish tribes as they were being blended into a single polity, and around which they could build a set of shared practices and a cohesive social entity as a Jewish People rather than as various Hebrew tribes. In Leviticus 11:27, which was probably written 1512 B.C.E. in the Sinai wilderness, God forbids Moses and his followers to eat swine:
“And the swine, though he divides the hoof, and be cloven footed,” ... (a biological description)... “yet he cheweth not the cud;” ...(a behavioral description)... “he is unclean” ...(i.e. not permissible)... to you“ ...(referring specifically to the target audience, i.e. the Jews). Here the explanation of why the pig is to be “unclean” is not a reference to cleanliness in today’s sense of the word but in keeping with early biblical uses of the word “unclean”, i.e. a lack of purity, or the presence of anomalous attributes (hoof, cud) that are not in keeping with, or are contaminating, a sense of purity of form. The rule applies to several animals. “Of their flesh shall ye not eat, and their carcass shall ye not touch, they are unclean to you“ (see Deuteronomy 14:8). Pork is also prohibited in the same way, by its attributes, in the Bible in the book of Deuteronomy: “And the swine, because it divideth the hoof, yet cheweth not the cud, it is unclean unto you.” The anomaly of having a divided hoof yet being monogastric made this particular group of animals suspect. “Ye shall not eat of their flesh, nor touch their dead carcass”.
Note the use of the phrase “to you” in these passages. That phrase makes a key point: The “uncleanliness” of a subject in our sense of that particular word today describes a condition, not a definition, and certainly doesn’t relate to the person beholding it. The oft-repeated phrase “to you” clearly indicates that this group of animals is forbidden (unclean) not to everybody, but only to the specific persons being addressed. The specification that they are unclean “to you” clearly has to do with social cohesion, a practice that is specific to the audience. Obviously, the uncleanliness being referred to applies not to a state of dirtiness but to some other state,- a conceptual, legalistic, or relational one. A similar prohibition is repeated in the book of Isaiah chapter 65 verses 2-5. If the taxonomically anomalous platypus, a web-footed, egg-laying land mammal that sports a duck’s bill, had existed in the Sinai, it would surely have been the ultimate taboo!
Archaeological and anthropological evidence show that between 5,000 and 2,000 BCE domesticated animals, including pigs, were commonly raised in households in the Fertile Crescent for meat, but by around 1,000 BCE, pig production and consumption had declined sharply in the area. Archaeologists have documented several hundred small settlements in Israel dating from the late-13th and 12th centuries BCE, which feature an absence of pig bones found in older such settlements (see Joshua Berman, Bar-Ilan University and Herzl Institute: Inconsistency in the Torah: Ancient Literary Convention and the Limits of Source Criticism. Oxford University Press), corroborating the appearance of interdictions in the Book of Codes.
The Jewish interdictions against pigs (and or other animals of “impure” classification) do not date from Moses, who lived during the 14th century BCE. They date from the Leviticus Book of Laws, written over seven centuries later, though much of Leviticus’ content about food interdictions comes from chapters inserted from the older Book of Codes which, in claiming the uniqueness and divine favor of Jews, includes regulations for animal sacrifices, eating, cleanliness, and prohibits charging interest. It is important to note that these interdictions framed some of the earliest definitions of the Jewish community, creating a set of practices, beliefs, and world view, a social ”binding” with a purpose of holding the community together and distinguishing it from others. As such the interdictions created a framework to bind the diverse tribes of Israel into a unique community apart from other peoples.
This explains that Judaism’s objection against the pig was originally based on the religion’s own internal perceptions of a physiological classification of appropriateness and resulting interdictions against pig meat (and the meat of other, similarly “unclassifiable” animals). The objection was not theologically based on any notions of any inherent evilness or moral quality of the animal.
A number of horrific events of epic proportions inflicted on the Jews many years later were to traumatize the Jewish community and transformed its way of thinking about the pig from a taxonomical outlier into a complex symbol of profanity and moral repulsion, strengthening the taboo against pigs over time and pushing it far beyond the taboos against other animals even in the same category. I will cover those events in a future essay.
Why There is No Pig Taboo in Christianity
Christianity, the second Abrahamic religion, would appear two thousand years later in Palestine, within an oppressed Jewish community under harsh Roman rule. For the most part Christianity doesn’t impose formal interdictions against any specific animals.
The few interdictions widely maintained by Christians apply more to religious attitude and ceremony than theology. For instance, devout Catholics observe a limited fasting tradition involving avoidance of meat and luxurious foods on Fridays, especially Good Friday, which is when the crucifixion of Christ is memorialized, and during Lent, a 40-day season of privation and reflection before Easter.
At its origins, though, Christianity was essentially a small underground Jewish apostolic sect that, for many outside the Jewish religion was characterized by unappealing Hebrew religious strictures such as circumcision and food taboos. The Apostle Paul spread Christianity, at the time a Jewish sect, throughout the Roman world during the first century AD to non-Jewish populations across the vast Roman Empire. In spite of being philosophically attractive to many citizens of the extended Roman Empire, Paul had a hard time selling the idea of Christianity. This was because, as Christianity was a Jewish sect, adherents were required to adopt Jewish practices, like circumcision and the taboo against pork, a Roman delicacy.
Christianity had to make a number of concessions to these concepts in order to gain acceptance beyond the Jewish community. This was no small task. Among the most fundamental conceptual changes were the food taboos, especially the interdiction against pork. This required a negotiation between the leaders of the Jewish Christian Church, headed by St. Peter, and the Gentile world view, represented by Paul. A conference of Jewish Christian leaders was called in 49 AD in Jerusalem to resolve the conflicts. was convened by the leadership of the Jerusalem church, primarily James (brother of Jesus), along with Peter and John, two of the original twelve apostles chosen by Jesus. It was held to address whether Gentile converts needed to follow Mosaic Law, specifically circumcision, as maintained by Judaic Christianity.
On its surface this may seem a small matter, but by extension it also meant letting go of the taxonomy that rationalized Judaism’s exceptions against certain foods, a taxonomy that defined much of its world view. The conference decided the issue in favor of Paul and the Gentile Christians. From this time onward, Gentile Christians would not be bound by the Levitical ceremonial regulations of the Jews, except for the provisions of the so-called apostolic decree: abstention “from what has been sacrificed to idols and from blood and from what is strangled and from fornication” (see Acts 15:29). The Council of Jerusalem demonstrated the willingness of apostolic leaders to make compromises on certain secondary issues in order to maintain peace and unity in the church.
Christianity’s escape from the pig taboo was a governance decision to enable it to spread beyond Judaism into the rest of the world.
Paul was able to repackage Christianity into a religious philosophy that could be absorbed into the many ethnic communities of the Middle East and the Mediterranean. Much to the relief of these communities, Paul preached that one did not have to be Jewish, get circumcised, and observe other practices like the Jewish taboo against pork, a Roman delicacy, in order to become Christian. In order to woo converts from multiple ethnic and cultural groups, Paul preached a Christianity that shed many of the Jewish restrictions and conventions that were held by the small group of Jewish Christians that had grown around Christ. But within the Jewish Christian community Paul’s strategy remained a very divisive issue.
Why There is a Pig Taboo in Islam (And Why Is It Different From the Jewish Pig Taboo?)
Though today many of us think of things being good or bad, right or wrong, the differences in howthey acquired these values are significant.
In the century after Alexander the Great’s death (323–c. 220 BCE), Hellenistic culture spread eastward across the eastern Mediterranean and Near East, shaping influential ways of classifying the natural world. Later, Jewish, Christian, and Islamic traditions developed dietary boundaries within formal purity-law frameworks. This contrast is not “West versus East,” but Hellenistic naturalism versus Abrahamic purity law: the former tends to classify animals by observable characteristics and behaviors, while the latter classifies them through sacred legal categories, namely permitted and forbidden, clean and unclean. Put vividly, a naturalist lens can treat an eagle tearing prey apart as simply ‘what eagles do,’ whereas a purity-law lens is less concerned with the animal’s temperament than with its ritual/legal status, i.e. where it falls within categories (such as permitted and forbidden, clean and unclean).
Islam, the third Abrahamic religion, was established in 610. The Qur’an, Islam’s holy book, holds that blood, blood products, and pork, are taboo (see Qur’an: Surahh 2:173), as are animals that have died from disease (see Qur’an: Surah 16:115) or natural deaths, and all foods dedicated to other gods than Allah (see Qur’an 16:115). Within Islamic jurisprudence additional rulings, known as fatwas, are issued by qualified mujtahids, or theologians, based on theological analysis of the rules laid down in the Qur’an. In this way, Islam developed strong interdictions against certain animals, including insects (except for locusts), fanged predators, and predatory birds. (The food interdictions are not to be confused with the fasting during Ramadan, the ninth month of the Islamic calendar, when observant Muslims fast from sunrise to sunset, refraining from all drink and food in a tradition of abstinence also seen among orthodox Christians during certain periods such as Lent.)
In contrast to Judaism, most of the Muslim interdictions against certain animals derive not from their physical nature or biology, but from two moralistic factors: the animals’ behavioral nature (the “moral behavior” of the animal itself) or the way they are killed for consumption. Whereas a purity-law lens may treat such animals as religiously problematic, assigning them a forbidden/impure status, all carnivores that violently tear at their prey with fangs such as lions, tigers, wolves, dogs, and cats, are considered to be of a certain objectionable character and therefore taboo, haram. All birds that treat their prey with similar violence with talons such as hawks, falcons, vultures, eagles, as well as animals that use poisons to kill their prey such as scorpions and reptiles are also haram.
As do some of the Jewish interdictions, however, several of the Muslim interdictions have a clear public health purpose. For example the interdiction against frogs, rats and mice, and against eating the flesh of any animal that has died of natural causes (i.e. not slaughtered) or that has not been slaughtered according to accepted practices are similar to those prescribed in Judaism.
The Muslim interdictions against pork really are based on the animal’s cleanliness (Specific mention of interdictions against consumption of pork appears four times in the Qur’an: in Surahh 2 verse 173, Surahh 5 verse 3, Surahh 6 verse 145, and Surahh 16 verse 115) rather than on a mistranslation as per the Hebrew concept of taxonomic contamination. The Qur’an forbids killing any animal except for food or to prevent it from harming people, and Muslims have no right to punish animals even if they cause harm to humans. Though their similar ecological origins and attitude toward the pig often lead to a superficial similarity in attitudes, the origins of the two relationships have vastly different moral-legal governance underpinnings.
Feb 22, 2026
Winston Salem NC


Notre cousine Odile Coles nous a quitté pour rejoindre son Créateur. Sa mission sur terre est terminée mais nos pensées se dirigent vers Serge qui perd son compagnon de toute une vie, aux enfants Serge (Junior Vitch), Stephane, Richard et Phillipe et à leurs familles, a sa sœur Mireille et famille, et a toutes les familles Coles et allies affectes par son départ.
Puisse ce Dieu de Misericorde la recevoir a bras ouverts dans sa dernière demeure.
Bon Voyage Odile et que la terra te soit légère.
Maxime Coles MD

Jean Turnier Lemaire est décédé dans son sommeil a sa résidence de New York, en étroite intimité avec sa famille. Alors que le temps érode notre existence sur terre, Jean est parti pour sa vie éternelle, nous laissant réfléchir à notre mission commune et à notre propre destin. Si nous pouvons témoigner du peu que nous sachions de lui, il était doux, agréable et philanthropique, enclin à partager sa manière de vivre. C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la nouvelle de son départ. Puisse-t-il reposer en paix dans sa demeure éternelle.
Bon voyage et que la terre lui soit légère.
Yasmine Titus Pompey MD
AMHE

Someone voiced one time that the two hardest things to say in life is "Hello" for the first time and "Good-bye" for the last. This is the way I will remember my friend Sylvia. Her mission on earth is over and it is time to return toward her Creator. Prepare the way for us, Sylvia, like you have done it in the past. Be safe while travelling to your eternal residence and may you be received with open arms.
Maxime Coles MD
AMHE


Doctor Devidson Desravine was born on March 25, 1962, in Jean-Rabel, in Haiti’s Nord Department. He completed his primary education in Jean-Rabel and his secondary studies in Port-de-Paix and Pétionville. From an early age, he was known for his discipline, seriousness, and strong sense of responsibility.
1987, he began his medical studies at the Faculté de Médecine et de Pharmacie (Faculty of Medicine and Pharmacy) in Port-au-Prince and later specialized in surgery, becoming a skilled and respected surgeon.
In 1997, he was appointed Director of the Jean-Rabel Hospital. He later served as a surgeon in Pignon and with Médecins Sans Frontières. In 2001, he built a private clinic in Jean-Rabel to provide accessible healthcare to his community.
Throughout his career, he faithfully served his community as a surgeon at Hôpital Français, Diquini Hospital, and Hôpital Général de Port-au-Prince, and as a professor at Université d’État d’Haïti and Université Lumière.
Loving, generous, hardworking, and deeply faithful, Doctor Desravine valued human life above all. He was a devoted father of five children.
On Wednesday, January 21, 2026, Doctor Devidson Desravine was called home to be with the Lord.
Sharing the memories of his wonderful life are:
His sons: Devidson Desravine, Beaudelore Desravine and Beaudejar Desravine; His daughters: Christine Desravine and Lorah Berlinda Desravine,
His siblings: Lucianna Theophile, Isemilia Fleuristin and Gérard Theramene; along with a host of other caring friends and family that been affected by this loss.
Décès de Docteur Davidson Desravines
C’est avec infiniment de peine que l’on a appris la nouvelle du décès de Dr Davidson Desravines, survenu le 21 janvier 2026 suite à une maladie courageusement supportée.
Dr Desravines était un chirurgien, professeur de stage à la Faculté de Médecine et de Pharmacie ( FMP ) de l’Université d’État d’Haiti. Il a consacré près d’une dizaine d’années à former plusieurs cohortes de jeunes médecins, contribuant à maintenir un enseignement de qualité au sein de la Faculté de Médecine.
En cette pénible circonstance, l’AMHE exprime ses sympathies à la famille, aux amis, au secrétariat exécutif du Décanat de la Faculté de médecine et à la communauté médicale affectés par cette perte.
Paix à son âme !
Dr Schiller Castor
Président AMHE C.E.C

Dr. Arnold Jacques Obituary
October 15th, 1949 — February 3rd, 2026
Dr. Arnold Joseph Jacques, a man characterized by pure decisiveness, intellect, and an unwavering devotion to making those around him laugh, passed away on February 3rd, 2026, at the age of 76.
He was born on October 15th, 1949, in Cap, Haiti, to Ginette Bazin and Arnold Jacques. Arnold was raised alongside his three brothers and sister, and attended Frères de l'Instruction Chrétienne as a young boy.
He furthered his education in Port-au-Prince, Haïti, attending several institutions: Collège Saint-Pierre, Lycée Professionnel Toussaint Louverture, and Lycée Antenor Firmin.
As a young boy, Arnold always had an enduring passion for science and medicine. His family consistently recalled his profound fascination with the complexities of the human body, a curiosity that began early and never waned. It was this deep-seated interest, and genuine enthusiasm about challenging medical cases, that ultimately steered him toward a career in medicine.
His academic journey began with foundational studies in his native Haiti. He then decided to pursue his medical degree abroad, enrolling at the esteemed Universidad Autónoma De Guadalajara Facultad De Medicina in Guadalajara, Mexico. He graduated from the medical program in 1972, marking the official beginning of his professional life. From there he was always in pursuit of a continuous quest for knowledge.
Dr. Arnold Jacques had a distinguished career in the medical field, spanning over 45 years. After graduating, his early professional development included internships at Hôpital Régional de Campbellton in Bathurst, Canada, and he served as a senior house medical officer at San Fernando Teaching General Hospital in Trinidad. He started his residency at Lincoln Medical and Mental Health Center in the Bronx from 1978 to 1979. He then further pursued his specialization in Psychiatry through his next residency at Harlem Hospital / Columbia University. He went on to hold positions at various institutions such as an attending physician at Creedmoor Psychiatric Center in Queens and Marlboro Psychiatric Hospital in New Jersey. He later became a director at Raritan Bay Medical Center in New Jersey, all while simultaneously establishing his private practice.
Arnold was truly a renaissance man, boasting a passion for diverse fields including art, music, science, literature, and pop culture. A devoted music enthusiast and jazz aficionado, he often attended concerts, especially his brother Alix's gigs. Arnold also loved to travel, always seeking to fully immerse himself in the local culture.
This curiosity about others allowed him to gain knowledge through a wide array of experiences. However, his ultimate passion was futbol. He played in a local New Jersey league until the age of 70. He loved watching global matches from the Concacaf, La Liga, Ligue, and Premier leagues, and he cherished the every-four-year tradition of watching the World Cup with his daughter.
He married Magalie Saint Lot, who he met at Universidad Autónoma De Guadalajara in 1974, and together they had four children.
He is survived by his son Vladimir and his husband Jason; his daughter Rajni and her husband David Dowd; his daughter Fabiola and her husband John Bonelli; his son Didier; and his beloved grandchildren Diego David and Lucienne Columba.
He is also survived by his brothers Albert Jacques and Alix Jacques, along with his many nieces and nephews.
Arnold's sharp wit and engaging personality made every conversation fun and enjoyable. He mastered using humor to ease tense situations and convey the story of love through laughter.
He was loved and will be deeply missed.
A memorial service will be held on Sunday March 1st from 10am until 1:30pm with a repast to immediately follow.
Evergreen Memorial Funeral Home

Sorry to hear such a news Carlo. Marie Jeanne Perrin Jarda a vécu une vie de bonheur entourée de sa petite famille et elle aimait bien ses amis. Sa mission sur terre certes est terminée mais elle restera dans nos coeurs à jamais, dans les souvenirs de toute une vie. C' est la volonté de ce Dieu de Miséricorde que de la ramener à ses côtés pour une vie eternelle mais je sais que déjà elle pense à nous frayer aussi un chemin vers l Éternité.
Bon voyage chère Marie Jeanne et que Dieu te reçoive à bras ouverts dans ta nouvelle demeure. Je sais combien ton départ va nous attrister tous, inclus Carlo , les enfants ainsi que toute la famille et les amis. Je vous tiendrai dans mes prières pour mieux vous aider a supporter la douleur.
Bon courage vieux frère Carlo et que la terre lui soit légère. Ce n'est qu'un au revoir.
Maxime J-M Coles, M.D., F.I.C.S., F.R.C.S., F.A.A.N.O.S-C
Orthopedic Surgeon
Traumatologist
Information for Visitation, Repass and Funeral for Marie Jeanne Perrin Jarda:
Services Visitation
9:00 AM to 10:00 AM
Doolittle Funeral Home: 14 Old Church StreetMiddletown, CT 06457️
Mass of Christian Burial 10:30 AM
At Saint Pius X Church310 Westfield Street, Middletown, CT 06457
Repass 1:00pm to 5:00PM
The Grand Allure Ballroom1375 East St Rear, New Britain, CT 0605



Good Afternoon AMHE Families and Friends,
Hope everyone had a great Super Bowl weekend and enjoyed the halftime show!
Many of you have already expressed your desire to join us this year in New Orleans. We can't wait to meet you again, and we promised you a great Scientific Session, a Mardi Gras New Orleans style dinner cruise on the Mississippi River and many more. Make sure you encourage your families/friends to join us, and they will thank you for the memories that they will make


— Registration Is Now Open
Join the AMHE Foundation at the Grand Hyatt Washington in Washington, D.C.,
on May 22–24, 2026, for a landmark celebration honoring 50 years of transformative
impact in Haitian healthcare and humanitarian relief.
This historic moment calls for your presence. Be part of the milestone by attending,
volunteering, or supporting a mission that has educated, cared for, and uplifted
communities for five decades.
Themed “Healing Across Borders: Celebrating 50 Years of Educating, Giving, and
Caring,” the **Inaugural AMHE Gala Conference—projected to become an annual
gathering—**will convene more than 500 Haitian-American medical professionals,
international dignitaries, and philanthropic leaders for a powerful, three-day
experience of purpose and connection.
What to Expect
Continuing education and professional development sessions
Cultural celebrations honoring Haitian heritage and excellence
High-impact networking with global and community leaders
A formal fundraising gala supporting AMHE’s enduring mission
Your participation fuels the Foundation’s work to expand access to quality healthcare,
medical education, and humanitarian relief for underserved Haitian
communities—both at home and across the globe.
Registration is now open. Be part of history.
Register today:

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This is How You Open a 50-Year Legacy. The AMHE Foundation 2026 Conference & Gala begins with a voice that represents brilliance, bold leadership, and global impact. |
OPENING SESSION KEYNOTESaturday, May 23, 2026 | 9:00 AM |
Henri R. Ford Dean & Chief Academic Officer University of Miami Leonard M. Miller School of Medicine |
A Surgeon. A Scientist. A Global Leader.Born in Haiti.Trained at Princeton and Harvard.Forged in the operating rooms of Weill Cornell and the University of Pittsburgh.Leading one of America’s top medical schools.Dr. Ford is internationally recognized for performing Haiti’s first successful separation of conjoined twins in 2015 — a defining moment in global surgery.He has authored 300+ scientific publications.His NIH-funded research on necrotizing enterocolitis has transformed pediatric surgical science.Under his leadership, NIH funding at the Miller School surged from $128 million to more than $175 million.He is: A member of the National Academy of MedicineFormer President of the American College of SurgeonsA recipient of the AAMC Gold Humanism in Medicine AwardA global mentor shaping the next generation of physicians This is excellence at the highest level.This is Haitian leadership on the world stage.Why This Keynote is DifferentThis is not just an address.It is a declaration.A declaration that Haitian-American medical excellence is global.A declaration that research, mentorship, and service are transformational forces.A declaration that the next 50 years start now.Expect insight on: The future of academic medicineExpanding global surgical equityScaling research impactLeading institutions with vision and humanityBuilding generational mentorship pipelines The Energy Doesn’t Stop There.Three powerful days.Continuing education.Strategic networking.Cultural celebration.A milestone fundraising Gala.Explore the full experience: View the ScheduleBe in the Room Where Legacy Meets LeadershipThis is the inaugural moment.This is the milestone convening.This is where impact accelerates.Over 500 clinicians, educators, students, and global health leaders will gather.Will you?
Secure your seat. Step into history. Help shape what’s next. Healing Across Borders.Celebrating 50 Years of Educating, Giving, and Caring. |
Direction de Formation et de Perfectionnement en Sciences de la Santé
(DFPSS)
Liste des Facultés de Médecine reconnues par le MSPP
1- Université Chrétienne de la Communauté Caiman (UCCC)
2- Université d’Etat d’Haïti (UEH) (2 Campus: FMP et Limonade)
3- Université de la Fondation Aristide (UNIFA)
4- Université Lumiere (ULUM)
5- CUREME (Université Mont-Everest d’Haïti/UMEDH et Université Episcopale d’Haïti/UNEPH)
6- Université Notre Dame d’Haïti
7- Université Quisqueya (UNIQ)
8- Université Saint Francois d’Assise d’Haïti (USFAH)
9- Université Yaveh Nissi (UNYN)

Our new website is now connected to AMHE.org and is now live.


Coin des Lecteurs
Proud of you guys. I am very sensitive to such activities, having published scientific papers in JAMA, Am J of Med, NY State J of Med, Lancet, Cutis, J of Nat Med Assoc, etc. 11 literary books and numerous articles ( Nouvelliste, Le National, Haiti Progrès, Nouvel Obs Paris). Keep on keeping on! Scientific activities don't exclude literary writing, attachment to mother nature and to tasty colorful fruits. as you have just proven it to me. Indeed, every major medical journal makes room for art, poetry and literature. For example, JAMA's cover or its Piece of my mind, just to name one. You guys are right on target.
Congratulations.
Jean-Robert Léonidas MD
Happy holidays. I would appreciate receiving articles for the New year edition of our newsletter, perhaps our last one. Please send me articles you would like to publish. One the first days of the new year 2026 …
Maxime Coles MD
Mes meilleurs vœux cher Maxime ! J'ai lu avec surprise tes ennuis cardiaques. Je suis content que tout soit rentré dans l'ordre. Merci aussi pour ce magnifique numéro extrêmement riche et varié. Merci de la publication des chapitres de l'ADC D'INFOCHIR/RHCA
Franky Telemaque MD
Chers amis de l’AMHE, Je vous invite chez moi pour un échange convivial avec le Dr Claude Surena autour du projet de création d’un Institut National d’Oncologie aux Cayes. Samedi 3 janvier 6:00 PM 854 Marina Drive, Weston, Florida 33327 Parmi nos invités : Michel François Jacques du Ballet Folklorique d’Haïti. Au plaisir de vous accueillir et d’en discuter ensemble.
Amitiés,
Aldy Castor MD
Merci de recevoir ce magnifique et impressionnant numéro 364 de l'AMHE. Vous y lirez particulièrement : 1- une expérience vécue de fibrillation auriculaire racontée par l'auteur, un des membres D'INFOCHIR. Souhaitons-lui un bon rétablissement. 2- Un handbook du Pr Louis Joseph Auguste sur la pathologie mammaire 3- des articles très intéressants rédigés les écrivains habituels de l'AMHE.
Franky Telemaque MD
Maxime… J’ai lu avec appréciation ton article bien élaboré sur le mal practice médical, très intéressant.
Beautiful work… Beautifully done … J’ai lu avec appréciation ton article bien élaboré sur le mal practice médical, très intéressant.
Un travail de titans que ce Newsletter 365. Compliments à Tous Joining my congratulations for A Very informative Newsletter , as usual. The articles on Ai, Links of governance to Neanderthal decline are remarkable, as well as the other publications. The poetry and cultural section is outstanding as usual Kudos to all the contributors...
Yasmine Titus Pompey MD
Merci Yasmine d'opiner sur ton infolettre et comme nouveau membre de notre Editorial Board, tu auras amplement de temps pour user ta plume et faire savoir a nos lecteurs les meilleures nouvelles dans notre monde medical...
Maxime Coles MD
Merci Dr Rousseau pour vos commentaires mais je dois vous rappeler que le Newsletter de la AMHE, notre infolettre, vous donne exactement cette facilité de communiquer avec nous… à vous permettre de nous laisser des commentaires après la lecture de chacun de nos articles publies. Peut-être que vous n’étiez pas au courant de ce bénéfice mais nous vous invitons à utiliser ces services qui sont à la portée de tout un chacun, vous permettant de nous laisser des commentaires sur different articles publyes dans notre infolettre sans pour autant utiliser votre courriel comme vous l’avez fait récemment… Dans la section des commentaires ou l’opinion de nos lecteurs est bien appréciée, vous y trouverez assez d'espace pour nous faire savoir votre point de vue a la fin de l hebdomadaure que nous vous offrons mensuelement.
Je vous remercie de l'interet que vous portez a nos activites litteraires a la AMHE.
Maxime Coles MD
Newsletter # 365 L’AMHE fait un très bon travail de mise-à-jour sur plusieurs questions par des éditoriaux de bonne tenue. Cependant, il est important pouvoir laisser une place à des débats quand cela devient nécessaire pour maintenir ce haut niveau scientifique. C’est dans cette ligne d’idées que j’interviens aujourd’hui. Je ne peux laisser sans commentaires l’article de Dr Reynald Altema sur la Bactériose Vaginale pour plusieurs raisons que je sous-titrai : « Petites histoires dans la Grande Histoire » 1) La littérature médicale anglo-saxonne nord-américaine croit détenir le sommet du savoir, de sorte que des banalités galvaudées passent à ses yeux pour des nouveautés. Nous devons être vigilants pour échapper à cette chape de plomb. 2) Peut-être que Dr Altema a oublié ou était absent à ma présentation à un Congrès de l’AMHE en 2008 où j’ai traité de la SANTÉ VULVOVAGINALE de la FEMME à tous les âges qui présentait la bactériose vaginale selon notre expérience canadienne comme le principal marqueur de la promiscuité sexuelle, plus ou moins favorisé par les conditions socio-économiques. Nous suggérions de traiter les partenaires et d’entreprendre des dépistages pour les autres MTS systématiquement, puisque dans 50% des cas on retrouve une autre MTS. En fait notre premier article sur le sujet date de 1988 : « À l’affût des indices de bactériose vaginale » le clinicien Mars 1988, suivi d’un deuxième en janvier 1990 : « Traiter les infections génitales basses en pratique courante » dans la même revue francophone. 3) La question est importante puisque Dr Altema laisse courir les hypothèses à relent raciste sur la fréquence de la vaginose. Nous nous souviendrons toujours de cette femme blanche, une de nos patientes qui eut à nous dire que son GP blanc lui a assuré qu’elle ‘’faisait de la vaginose parce qu’elle couchait avec des nègres’’. 4) L’autre question plus importante encore est celle dont nous discutons dans nos interventions dans tous les Congrès auxquels nous avons assisté depuis plus de trente ans, est celle du rapport entre les vaginites et un autre problème de santé publique : L’ENDOMÉTRIOSE. Le débalancement de la flore vaginale nous est apparu, dans nos recherches, comme un facteur clé de l’apparition de la maladie; et nous en faisons un résumé dans notre livre qui vient de paraître : L’ENDOMÉTRIOSE : Un Défi de Santé Publique. Nous profitons de l’occasion pour demander à tous nos confrères consulter l’ouvrage qui devra faire son entrée incessamment à l’occasion du mois de l’ENDOMÉTRIOSE en mars prochain sur toute la planète. NB- La disposition de votre Newsletter empêche de consulter séparément les différents éditoriaux. La traduction est de Chat GPT.
Dr Rousseau
Response to Dr. Altema au Dr Rousseau.
I plead guilty to the charge that I only check the English-written medical literature when doing a PubMed search on a given topic. On the other hand, I presented the data as they are without any bias. In fact I am the last person who would propagate a demeaning, racist, cafard about the prevalence of an illness. I always make it a point of stressing fairness.
So, I invite you to write an article about your experience on Bacterial Vaginosis so we can learn. Rest assured I hold no misconception about medical knowledge. I respect a colleague’s experience and clinical acumen. I am always ready to learn. For one thing, I just learned that it’s better to include French as another source of scientific publications because there might be nuggets to be found.
The Newsletter welcomes publications in English, French and Kreyol. Do feel free to share your knowledge with us. The decision of treating partners of women with vaginosis as a routine is not yet common practice on this side of the border but if you have strong data to convince us otherwise, we welcome that. That will enhance our quality of treatment Dr Rousseau.
Reynald Altema MD
Bonjour Dr Jean-Mary. J’ai l'immense plaisir de saluer le prolifique membre de l'éditorial Board de la newsletter de l'AMHE. Je me présente Dr Louis- Franck Telemaque, coordonnateur d'INFOCHIR/RHCA, organe de publication haïtien que peut être tu connais déjà. Permets-moi de t'indiquer le site web : http://www.info-chir.org. je te contacte non seulement pour te féliciter pour ta puissante et prolifique capacite de rédaction et de publication a l'instar de tes deux collègues, Maxime et Reynald, mais aussi pour te demander si tu serais intéressé à publier tes intéressants articles dans l'Info gazette médicale. Je pense particulièrement a ce sujet qui fait l'actualité et sur lequel tu as déjà publie deux articles, a savoir 'la vie après la vie' en ce qui concerne les donneurs d'organes.
Franky Telemaque MD
Avec plaisir, cher collègue et confrère… Je te compte au nombre de mes anciens professeurs à la faculté de médecine et pharmacie. Je suis de la promotion de feu Ronald Verrier, de Frantz Bijoux.
Rony Jean Mary MD
Merci de recevoir ce magnifique et impressionnant numéro 364 de l'AMHE. Vous y lirez particulièrement : 1- une expérience vécue de fibrillation auriculaire racontée par l'auteur, un des membres D'INFOCHIR. Souhaitons-lui un bon rétablissement. 2- Un handbook du Pr Louis Joseph Auguste sur la pathologie mammaire 3- des articles très intéressants rédigés les écrivains habituels de l'AMHE.
Franky Télémaque MD

La Saint Valentin a travers le temps
J’ai cru qu’il serait bon de relancer cet article sur la Saint Valentin. J’avais produit cet article il y a déjà deux années pour célébrer le jour des amoureux, dans ce monde si plein de haine. Je prends encore le même plaisir à l’éditer pour susciter tous les amoureux du monde a fêter joyeusement et a commémorer ce jour qui leur est dédié. Je vous invite aussi à apprécier à la fin du texte, un nouveau poème que j’ai bien voulu partager en primeur avec nos lecteurs.
La Saint-Valentin a une periode fixe sur l’ancien calendrier romain. Célèbre, a la mi-février et généralement le 14 Février, c’est un jour qui a toujours permis de démontrer une certaine affection pour une autre personne, en particulier ou a plusieurs en distribuant des cartes spéciales, des fleurs, des cadeaux, des chocolats ou des poèmes d’amour.
Cette festivité date de quelques siècles et avait pris le nom de “Lupercalia”. C’était un festival païen qui louait la fertilité. Les garçons tiraient le nom d’une jeune fille dans une urne et les deux en profitaient pour devenir copains et copines. Cela rappelle un peu ces kermesses de chez-nous spécialement, celles que l’école des sœurs de Sainte Rose de Lima organisait annuellement. Je vivais a quelques maisons de l’école et je ne ratais jamais une occasion pour admirer la beauté des jeunes filles de chez nous. Une annonce se faisait au microphone après la réception d’un message et on entendait hautement : ” Mademoiselle …. A.…A.…, vous êtes demandée a la “Poste” ! Nous devenions alors curieux de savoir qui avait osé envoyer le message. C’était le temps de notre jeunesse qui stimulait la passion dans nos coeurs…
Il existe aussi un rituel païen ou des hommes nus fouettent des femmes dont la peau est imbibée du sang d’un animal sacrifie pour l’occasion. Ce rituel valorisait la fertilité. Apres la flagellation, l’homme choisissait au Hazard du moment le nom d’une femme qui durant le carnaval aurait le choix de rester avec lui afin de faciliter une relation qui pourrait autant durer toute une vie s’ils le désiraient..
L’église a trouvé bon de créer une fête Chretienne de cette festivité et a surnomme ce jour “La Saint Valentin”. Le pape Gelasius en a » profite, au cinquième siècle pour changer le nom de Lupercalia en « Fête de la St Valentin ». Cette fête est donc ajoutée au calendrier liturgique vers 500 AC mais est vite retirée à cause de la confusion qu’elle créait entre deux personnages nommes Valentin et Vakentinus. D’ailleurs, peu était connu de ces deux personnages si bien que la fête fut rayée du calendrier liturgique chrétien en 1969. Mais, cette date du 14 février est devenue une journée de romance et ce datant du 14ieme siècle.
Cependant, nous devons à un poète Anglais du nom de Geoffrey Chaucerest de trouver en premier cette relation entre la St Valentin et l’Amour. Il l’a bien décrite dans une œuvre publiée au 14ieme siècle qu’il intitule “Le Parlement des Foules” et “La Plainte de Mars”’ C’est bien aussi à ce poète que plusieurs chercheurs attribuent la fête de la Saint Valentin telle quelle est connue de nos jours.
Cette fête correspondait aussi au premier jour du printemps en Grande Bretagne et c’était précisément la période de reproduction des oiseaux, saison apparemment bien appropriée pour une célébration d’’Amour. De même dans l’ancienne Grèce, c’était l’époque ou le puissant Zeus avait choisi de prendre la déesse Héra, comme épouse, en plein milieu de l’hiver. En effet, beaucoup d’historiens voient aussi une forte relation sur ce choix du 14 février pour fêter l’Amour.
Cela remene en memoire quelques légendes qui relatent un peu de la fête de la Saint-Valentin et que j’aimerais une fois encore partager avec nos lecteurs:
Une première legende raconte comment que St Valentin a refusé de se convertir au paganisme sous la pression de l’Empereur Romain Claude II. Il sera plus tard exécuté mais avant de mourir, il a pu miraculeusement guérir la fille malade de son geôlier. Convaincu, ce dernier se convertira avec toute sa famille au christianisme.
Une seconde légende discute d'un évêque du nom de Saint Valentin de Terri qui lui aussi, a été exécuté, et qui parait être le véritable homonyme de la fête de St Valentin.
Finalement, une dernière légende qui l histoire d'un prêtre Romain du nom de St Valentin qui célébrait des mariages secrets pour des soldats légionnaires romains qu’un décret impérial avait interdits de se marier. Ce prêtre portait au doigt, une bague qui le rendait plus remarquable, avec un cupidon, symbole de l’amour. Ce cupidon facilitait son identification.
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La relation entre Cupidon et la fête des amoureux ne s’arrête pas là. Cupidon serait ce messager aile que l’on découvre souvent sur les cartes postales ou sur les cadeaux à l’époque de la Saint Valentin. Cupidon était d’ailleurs, le fils de Venus, déesse de l’amour et de la beauté et Il était mieux connu pour attirer les amoureux les uns vers les autres. Il est devenu cet archer habile qui dirigeait ses flèches contre les dieux ou contre les mortels humains afin de les rendre plus amoureux. Néanmoins, nul ne peut deviner quand ce personnage a fait son apparition dans l’histoire de la St Valentin.
Cette page est dédiée à tous les vrais amoureux du monde qui pensent prôner l’Amour, en ce jour d’allégresse, a tous les hommes et femmes qui croient avoir retrouvé l’Amour vrai. Puissiez-vous ressentir les vibrations qu’un coeur ami veut partager en toute sincérité dans le respect de l’un envers l’autre, sans bluff. Joyeuses fêtes de la Saint Valentin.
Maxime Coles MD (2-14-2023)
(Réédité 2-14-2026)
Souvenirs d’ Amour
J’ai voulu lui parler dans le language du coeur
Pour exprimer tendrement mes sentiments,
Alors que les rayons d’une lune a demi-cachée,
Miroitaient sa joue, entreposée sur un oreiller.
Un corsage entrouvert, exposait sa poitrine
Tel dans un songe, à la lueur d’une chandelle,
Dévoilant des seins turgescents et fermes
Dont les mamelons m’invitaient à la délectation.
J’avais peur éperdument, du sommeil dans ses yeux,
Obéissant bravement à quelques signaux lointains,
Elle rejoignait la nuit dans les bras de Morphée.
Ses mains vibraient en recherchant le printemps du repos.
Son corps paraissait inerte dans la pénombre
Et glissant sur une pente douce, elle sommeillait,
A l’heure où les étoiles entamaient leur marche au firmament.
Je revoyais notre enfance déferler devant nous.
Je supplie l’Amour de nous laisser partager,
Ces moments qui nous ont échappé depuis notre jeune âge.
J’aimerais tant revivre ces rêves d’innocence
Qui nous ont permis de grandir dans notre pays natal.
J’ai pris conscience de mon mal merveilleux
Lorsque j’ai ressenti le rongement de nos cœurs attendris.
Retiens donc la nuit et rends-nous la fougue d’antan
Pour bien nous rassurer d’un amour éternel.
Maxime J-M Coles MD
Boca Raton FL
2-1-2024
Je veux saisir l’occasion de la fête de la Saint Valentin pour dédier à tous les amoureux du monde, ce poème. Les premières amours sont toujours spéciales dans la vie de tous les amoureux et je ne saurais ne pas y songer durant cette periode de festivite.
M.C.

CE QUE DISENT OU NE DISENT PAS LES MOTS
Je me souviendrai bien plus de tes mots que de toi, la prochaine fois que je te verrai…
Je me souviendrai du poids de tes propos ; de ce tu auras fait de la parole donnée, la vision étant parfois moins fidèle que l’ouïe.
Si tu ne tiens pas parole, tu seras comme invisible à mes yeux. Je ne t’écouterai et ne t’entendrai guère. Je saurai que tu n'es qu’une cymbale qui résonne, un tonneau vide émettant beaucoup de bruits. Et je verrai ta bouche, comme un instrument désaccordé, jouant faux.
Sans les mots, on n’est rien. Je prends garde aux miens. Je sais que, selon le cas, ils peuvent blesser, tuer, réconforter ou réconcilier. Je ne les lance pas au hasard. Car une fois sortis de ma bouche, ils ne m’appartiennent plus. Ils volent au vent et atteignent des distances inimaginables. Certains mots sont d’ailleurs des flèches empoisonnées. Lancées dans un courant, elles peuvent causer en aval des fléaux dévastateurs. Parfois, ils reviennent hanter notre esprit et troubler notre conscience.
Pour ma part, je préfère les mots prononcés avec franchise même s’ils sont durs à entendre. J’accepte qu’on me crache la vérité, aussi nue soit-elle, et je privilégie cette vérité à l’illusion et à la déception des fausses promesses.
J’ai tendance à voir les autres comme étant bons, crédibles et honnêtes, oubliant alors que nous sommes de composition différente, avec nos singularités, nos bons et mauvais côtés.
Je m’efforce de regarder mes interlocuteurs au fond des yeux, pour tenter de pénétrer leur âme, pour percer ce qu’ils cachent au plus profond d’eux-mêmes. Il arrive que je me trompe. N’est-ce pas humain de se tromper ?
Conscient de cette faille, je suis enclin à trouver aux autres des circonstances atténuantes quand ils manquent à leur promesse, et leur accorde le bénéficie du doute. Peut-être se sont-ils trompés de bonne foi. Peut-être étaient-ils animés de bonnes intentions …
J’en tire la conclusion qu’il faut faire acte de discernement avant de critiquer et de condamner. Et pour cela, il faut comprendre, i-e, entrer dans la peau de l’autre et examiner les motifs de ses agissements.
Comprendre les autres, renvoie à soi-même, et conduit à s’interroger. A-t-on été correct, irréprochable envers soi et envers autrui ? Qu’aurait-on fait en de pareilles circonstances à la place de l’autre ? C’est ainsi que j’appréhende l’autre, et que se forme mon jugement. J’y parviens en me libérant au préalable de toutes idées préconçues qui pourraient nuire à cet exercice mental impartial.
À vrai dire, on peut toujours échouer en mettant le cap sur une destination donnée, et réaliser plus tard ne pas pouvoir l’atteindre, comme espéré. Alors, on rectifie le tir en agissant autrement. Un changement de tactique ne signifiant pas nécessairement un changement de stratégie.
Et même si la fin justifie les moyens, on sait que les moyens n’expliquent pas toujours la fin.
Maintenir la confiance en l’autre, respecter à tout prix la parole donnée, même en des heures arides, cela relève de la conviction, du respect de ses promesses, de la force de caractère et du sens de solidarité etc.
Respect à ceux qui font tout pour tenir leur engagement !
Et honte à ceux qui abandonnent le navire en pleine dérive pour sauver leur peau, qui trahissent par intérêt ou par frivolité ! Oui, ceux-là, je les abhorre.
La prochaine fois, ou mieux, toutes les fois que tu devras parler, pèse bien tes mots avant de les lancer. Car la langue, ce petit organe du corps humain, est des plus difficiles à contrôler et à dompter.
De plus, rappelle-toi toujours qu’il est « souvent regrettable d’avoir trop parlé, mais jamais de s’être tu ».
Rony Jean-Mary, M.D.
Coral Springs, Florida
6 février 2026

The curmudgeon professor
Our newlyweds, HD and his new bride, Theresa, were spooning in bed on a Saturday morning in New England after an exhaustive session of lovemaking, a cherished habit of their famous “humection” mood, their lingo for being horny. They were spending a weekend visiting their respective parents on alternate days; they spent the first night at his mom’s house. While resting from canoodling, they were engaging in small talk and needling each other about the noise level during their most erotic spell. They had to indulge in the interesting self-restraint in the heat of passion. Interesting because they had made a science out of onomatopoeia. They could emit a wide range of tones, from a feline's sharp hiss to an elephant's deafening trumpet. Keeping quiet during lovemaking was so against their grain! They couldn’t stop laughing about this whole notion. As a lark, Theresa started leafing through the local newspaper and leisurely looked at the Obituary section while HD took a leak in the john.
“Oh, what do we have here? Klaus Kleinmann, a chemistry professor, was found dead in his chalet in the mountains. An autopsy is pending.”
“Grouchy Kleinmann?” responded HD, “I remember that name.”
“How could I forget him? He was indeed a strange character.”
“So, tell me, how did he get this nickname?” questioned HD, who returned and then sat in bed in the lotus position facing her, his ears ready to listen to one of Theresa’s tales from college.
“How much time do you have?”
“Ok, babe, lay it on me!”
I spent two semesters with this man during my freshman year as a pre-med before switching to Computer Science. That was a terrible experience that led me to choose against the life sciences. He was part eccentric but full-time arrogant and brilliant. He definitely was not friendly. His appearance alone was enough to frighten someone. He was of medium height, stocky, with a baritone voice and large hands and ears. He had thick eyebrows. He looked more like a bruiser than a teacher and came across as the kind of person you wouldn’t want to meet in a dark alley. He was a refugee from East Germany just before the fall of the Berlin Wall. He spoke with a strong German accent. In fact, I still remember the two German expressions he had attached to his office door: ‘Entgegen und suzammen’ and that interesting sentence, ‘Nach dem Essen ist vor dem Essen.’ After these two sayings, she burst out in a guffaw and paused, then pursued. Of course, we always made the mistake of not paying attention to either phrase until we learned otherwise the hard way. From his perspective, the first stands for ‘the same and opposite ilk.’ Officially, he would describe it as scientific ilk, but practically, this was a code word for his like of the brilliant set and his very strong dislike of the cretin hordes. The second implies that life goes on. Again, from his vantage point, he meant he had little empathy, and one must not expect any break from him. Can you imagine the way he made you feel when you went to his office to ask him a question about a concept in Chemistry that you didn’t grasp? He treated you like a cretin! He used the word, too, and pointed to the sign on his door. Only then did you learn that you only went to talk to him if you wanted to start an independent project, like doing research. Regarding questions, you went to a graduate student, not to him, and the same applied to exams or grades. He literally meant what he said: life goes on, and he sided with the gifted set in Chemistry; the rest mattered not. I did well in his class, but he was such a turnoff that I decided to change track altogether. He was dour and very opinionated. Some of his strong opinions went way beyond the pale. He frequently commented on the news before starting a lecture. For one thing, he was very misogynous. He had the gall to criticize Marie Curie, joking that ‘she was not sexy.’ The worst part of him was his overt racism. He had a famous confrontation with an African student from Cameroon, Frantz Fanso-Free. We called him F3, ‘the most powerful function in math,’ as good a student as he was. I remember this like yesterday. As a smart aleck, grouchy Kleinmann observed one day in class that ‘Kamerun had its best days under German supervision.’ F3 stood up in class and gave him a history lesson that went thusly: ‘Your spelling is a deviation from our accepted one. Just like you couldn’t bestow Danzig on Gdansk in Poland and expect it to be accepted, this too shall not pass. As far as my country doing well under German occupation, history will retain that Germany committed a lot of extortion and caused hardships to the indigenous population. Fortunately, it lasted from the end of the 19th century to WW1.’ Students applauded and embarrassed him. His face became flushed like a tomato. To make matters worse, F3 consistently scored the highest in the class. This infuriated him to no end, to our delight.
“We have encountered a few of those in our lives. However, knowing you, more about him still caught your attention. So go on.”
You know me well, huh? she paused. What I could never figure out was his true allegiance. He left a communist regime and came to America for freedom and so on. Yet he seemed sad about Germany's reunification and was not ready to criticize the Chinese riposte to the students’ protest at Tian An Men Square. His idea of freedom is really submission to law and order. The establishment always seemed to be correct. He was a throwback to the days before the MeToo movement, when males appropriated the right to touch females as they pleased, with nary any consent. Quite a few students complained about that. He had the ‘touchy-feely’ itch and always had to make contact by touching one’s arm or hand. He had several run-ins with female students. A famous one involved a graduate student working as a lab assistant who was publicly berated with hurtful words like ‘stupid’ and ‘small brain.’ She walked off the lab, and students signed a petition to support her claim of male chauvinism. The petition went straight to the Dean, and he had to apologize to her. He was frequently involved in some mishap. Nonetheless, he had a sterling reputation as a great chemist; he published many papers and secured several grants. I truly believe he was a wunderkind but had a personality disorder. As such, people adored his bench work but loathed his social skills. I wonder why they have found it necessary to do an autopsy. Could there have been foul play, and if so, who would want to do him harm?
HD heard three things from this soliloquy: an East German refugee with questionable allegiance, a brilliant mind but a lousy personality, and the need to perform an autopsy. Having lived in the cloak-and-dagger world, ideas of a foreign asset living undercover in the US crossed his mind. He even imagined he might have been under the control of the master spy Marcus Wolf, notorious for recruiting the inner circle of the West German PM during the Cold War. Theresa must have read his mind, “So tell me, what is going on in that brain of yours? Don’t fool me, I know some alarm bells went off.”
Indeed, they did go off because his mind would look for a pattern in apparent chaos, or a trend, while others would see a scattershot. It would be of interest to know if he was doing research for the federal government. That would be a sensitive matter, for he could fall under the influence of a foreign power. The Feds recruit from academia all the time for consultants and research, provided one can obtain a high-security clearance. The more HP thought about this character, the more fascinating he became as a potential asset for either side and even a double agent.
“He certainly had enough to offer both sides to make him a target. I would be cautious and not pronounce myself yet because one of the cardinal rules is that things may not be what they seem.”
“No kidding! That’s the best answer you can come up with? You have to do better than that, buster.”
“Come on, darling, suppose we explore each other’s anatomy instead of wasting time thinking about that grouchy fellow?” HD said this while pointing at his stiffened penis and “this is humection” time, babe!”
“You are just incorrigible!”
“And you are irresistible!” He came close to her, kissed her, and then his tongue went straight to her erect left nipple, gateway to her temple of sensual delights. HD wouldn’t hesitate to go to any length to add gravy to foreplay or gild the lily. Theresa, who first feigned a disinterest, liked nothing better than the look and feel of HD’s eyes doting on her with his craving, his ravenous desire, and lustful longing. He knew that once he lit her spark, there would not be any stopping of her raging, moist devil doorbell. It wasn’t long before each had a hand on the other’s mouth to restrain any suggestive bellows. This went on for a bit, with each one adding a layer of sugar to the other’s sweet bun until his mom hollered, “Ok, lovebirds, come and eat breakfast to replenish the expanded energy you guys have been losing since you went to bed.” The lovebirds sheepishly laughed, for they knew his mom was on to what was happening and maybe even heard the muffled sounds that dissipated.
HD and Theresa had a memorable weekend of treats, both from each other and at the hands of their respective parents. Try as he might, HD remained perturbed by the professor's story. After some burrowing, he came up with a dark picture. His status as an asset was classified information accessible on a strict need-to-know basis. His death, on the other hand, was anything but what the sanitized version in the paper reported. He had a heart attack while cavorting with a hooker, and underage at that. HD called one of his buddies. “Look, man, why are you nosing in this?” said his friend with an irritated tone. “Where is the love, bro? He was a professor at the school my wife went to. He was a very strange character, and now we are wondering about the circumstances of his death.”
A silence followed while he was searching for an answer. “SC. Now leave me alone, you turkey.” “SC,” their lingo for succinylcholine, is a lethal drug delivered by injection that paralyzes muscles and is hard to trace unless looked for by a sophisticated lab. HD knew enough to realize he needed to stop because this was an obvious case of a professional hit, and the professor was knee-deep into the cloak-and-dagger world. Whose asset he was made no difference. This dossier belonged to a sensitive branch, counterintelligence, and he had to stay away from that, a situation where trespassing leads to “curiosity kills the cat.” HD also knew not to mention this to anyone, especially not Theresa. She knew enough one day to ask him, “You mean to tell me you never inquired about the facts associated with the professor?” His answer was, “Cold trail. I have better things to do than waste my time with such cases.” Hence, he was able to straddle both sides: the truth and half-truth. He honestly didn’t think he lied. Do you? As for Theresa, she had better things to do with HD than to argue about his investigation of a professor she despised.
“Now, what about some ‘humection’, hon? I could use that later tonight.” She said that while reaching for his crotch in the car during a ride home.
Reynald Altéma, MD
Palm City, FL

Université McGill. Le titre: “Through the Naked Skin: from common cutaneous lesions to Hereditary cancer prédisposition Syndromes” part l
Aujourd’hui en ligne, j’ai assisté avec intérêt aux midi-conférences médicales de la Dermatologue Tania Cruz Marino.
On y a discuté de différents cancers cutanés et j’y ai appris avec curiosité que le grand peintre Flamand Rembrandt Van Rijn (1609-1669), était très probablement atteint d’un cancer baso-cellulaire (Basal Cell Carcinoma)
L’évaluation médicale et les hypothèses diagnostiques ne se sont basées que sur une analyse des auto-portraits de l’artiste qui montraient une lésion perlée sur son nez.
Curieuse de ce que les oeuvres d’art pourraient révéler de la santé de leurs créateurs, j’ai cherché et j’ai trouvé un autre article très intéressant “ A medical evaluation of Rembrandt. His self-portrait: ageing, disease and the language of the skin” publié dans le Lancet en Décembre 1997 par le Professeur Carlos Hugo Despinel. L’auteur y analyse différents aspects des autoportraits de Rembrandt, pour en tirer des hypothèses de diagnostics médicaux.
Rembrandt aurait produit pres d’une soixantaine d’autoportraits sous forme de peintures ou de dessins. Dans l’article, le Professeur Despinel fait une étude du cas clinique, basée sur une observation minutieuse, la première règle qu’on enseigne aux étudiants de médecine.
On y voit le vieillissement de la peau: les rides d’expression au front et au pourtour des yeux (rides en pattes-d’oie), le creusement du pli naso-génien, la pseudo-ptose des paupières supérieures plus accentuée à gauche.
Les paupières inférieures sont elles aussi ridées. Une coloration crémeuse fait évoquer la possibilité de Xanthélasmas, ces plaques sous cutanées liées à des dépôts de cholestérol dans le derme ou a l'entour des paupieres.
Dans l’œil gauche il y a une réflexion blanchâtre et la conjonctive du coté nasal semble surélevée faisant penser à une pinguecula.
L’auteur compte neuf papules érythémateuses, distribuées sur le menton, le nez, les joues. Il voit même une lésion télangiectasique qui lui fait évoquer un diagnostic de Rosacée.
Et c’est la papule perlée, un peu ombiliquée sur le nez qui semble être un cancer basocellulaire. Des vaisseaux sanguins proéminents et tortueux sur la tempe gauche rappellent une artérite temporale.
La conférence de ce midi puis cet article m’ont fasciné. L’art de l’observation a bien sa raison d’être le premier enseignement clinique. En effet une grande partie de l’histoire médicale du patient peut provenir d’une bonne observation.
Rembrandt lui, célèbre peintre hollandais meurt ruiné dans la pauvreté le 8 Octobre1669 à l’âge de 63 ans, après avoir perdu son fils et tous ses biens.
Fahimy Sahoud MD
10 Fevrier 2026
References
1- Rembrandt Harmensz Van Rijn: a memorial of his tercentenary by Emile Michel
2- The lancet Volume 350, Issue 9094 20-17 December 1997 pages 1835-1837 “A medical evaluation of Rembrandt, His self-portrait: ageing, disease, and the language of the skin”
Prof Carlos Hugo Espinel MD
3- McGill University Medical Grand Rounds “Through the Naked Skin: From common cutaneous lesions to Hereditary cancer Predisposition syndromes:” by Tania Cruz Marino, MD Ph.D.
4- Photo d’un des autoportraits du Peintre : source Wikipédia


MÉDECINE OCCIDENTALE OU MÉDECINE TRADITIONNELLE :
QUEL CHOIX POUR LES PAYS PAUVRES COMME HAITI ?
Première partie :
Un regard critique sur la médecine occidentale
« La séparation de la science et de la philosophie ne pourrait être que nuisible au progrès des connaissances humaines. La philosophie, tendant sans cesse à s’élever, fait remonter la science à la cause ou à la source de toutes choses. Elle lui montre qu’en dehors d’elle, il y a des questions qui tourmentent l’humanité et qu’on n’a pas encore résolues. Cette union solide de la science et de la philosophie est utile aux deux ; elle élève l’une et contient l’autre. Mais, si le lien qui unit la philosophie à la science vient à se briser, la philosophie privée de l’appui et du contrepoids de la science, monte à perte de vue et s’égare dans les nuages, tandis que la science, restée sans direction et sans aspiration élevée, tombe, s’arrête ou vogue à l’aventure. »
CLAUDE BERNARD,
Introduction à l’étude de la médecine expérimentale 1965, 1 ère édition
En guise de préambule
« La vie est souffrance » disait Siddharta Gautama appelé « Le Bouddha ». Selon le bouddhisme qui n’est pas une religion, mais une philosophie de vie, il existe quatre grandes souffrances dans la vie : la vieillesse, la maladie, la mort et la naissance, celle-ci étant en fait, la toute première du point de vue
chronologique. Un bouddha est un médecin de l’esprit, un être qui s’est éveillé du «samsara » c’est-à-dire du « rêve de la vie » et qui aide les autres à y parvenir.(1)
Cette série, présentée sous forme de questions/réponses, à la manière bouddhique, est un appel à une réflexion à la fois scientifique, philosophique et éthique sur une discipline, une ancienne et noble
profession dont l’objectif principal est de sauver des vies ou du moins d’atténuer les souffrances liées à ce que nous avons appelé « maladie ». Il a aussi une prétention éminemment pratique : contribuer à
ressusciter et réformer notre système de santé aujourd’hui quasimeni détruit. Question subsidiaire :
quelle place devra-t-on accorder aux médecines dites parallèles, plus spécifiquement à notre médecine traditionnelle dans ce nouveau système de santé ?
Il ne s’agit nullement de jeter le discrédit sur des confrères, consoeurs, infrmières pharmaciens, techniciens qui font leur travail avec conscience,
dévouement, courage, qui sauvent de nombreuses vies surtout durant cette période extrêmement difficile et qui ont souvent, par ailleurs, contribué à notre formation.(1)
D’où vient la médecine ?
Depuis leur origine, les êtres humains ont tenté, par instinct de conservation, de faire face à tous les dangers qui menaçaient leur intégrité physique et mentale ainsi que leur survie, à savoir les accidents, les désastres et la maladie. La médecine, en tant que technique ou art organisé (e)
visant à conserver ou recouvrer la santé, remonterait à plusieurs millénaires avant Jésus-Christ.(2)
On distingue ainsi :
1) La médecine primitive magique, celle des premiers hommes et femmes et qui daterait de
3000 ans avant Jésus-Christ
2) La médecine archaïque, remontant de 3000 à 1000 ans avant J.C et qui correspondrait aux
premiers essais de rationalisation
3) La médecine grecque ou occidentale qui aurait pris naissance 400 ans avant JC
Les historiens de l’art ou technique du « guérir » classent également les médecines en fonction de la région géographique où elles ont pris naissance. Ainsi, existe-t-il une médecine égyptienne
telle que la révèlent les papyrus égyptiens, une médecine arabe, une médecine chinoise (qui utilise : l’acupuncture), une médecine ayurvédique d’origine indienne. En Haiti, comme en Afrique, la médecine est liée à une connaissance des plantes locales et/ou au vaudou, religion ancestrale. En fait, la médecine a épousé différentes formes, selon les époques, la région du monde où elle a émergé et aussi, la compréhension que les différents peuples ont eu de l’être
humain, de l’univers, de l’existence et de la mort. D’où sa relation étroite avec l’histoire, la religion, la philosophie et la science. Il existe donc en réalité, une pluralité de médecines, n’en déplaise aux ethnocentristes qui croient dur comme fer que l’occident détient le monopole de l’art
thérapeutique.
Qu’est-ce que la médecine occidentale ?
Quand on dit Occident, l’on se réfère à cette partie géographique qui comprend, à l’Ouest :
l’Amérique du Nord, plus particulièrement les Etats-Unis et le Canada (Amérique du Sud,
Amérique centrale et Caraïbes exclues). Plus à l’est, elle inclut l’Europe, avec plus spécifiquement, l’Angleterre, la France, la Suisse et les pays scandinaves comme le Danemark, la Norvège, la Suède, sans oublier la Grèce, considérée comme le berceau de cette civilisation occidentale qui s’estime et que nous estimons souvent, supérieure. L’Afrique, bien que située à l’ouest et au sud du continent européen, n’en fait point vraiment partie, mais a été, comme
l’Amérique du sud, colonisée, pillée et esclavagisée par l’Occident. Elle a néanmoins sa propre culture, sa propre médecine. A l’Est extrême (Extrême Orient), on retrouve une partie de l’Europe ainsi que l’Asie, région constituée par la Russie, la Chine, l’Inde et l’Australie, bloc ayant aussi son histoire et sa civilisation spécifiques.
Vers 460 avant JC, nait en Grèce, dans la ville de Kos, Hippocrate, thérapeute et philosophe, considéré comme le père de la médecine, alors qu’il faudrait préciser « médecine occidentale » puisque les autres régions ont eu la leur, remontant à plusieurs millénaires.
(2) L’histoire étant toujours écrite par les vainqueurs et les plus puissants tant du point de vue politique qu’économique, l’on ne peut s’étonner que la médecine dite conventionnelle soit considérée généralement comme la seule valable, d’autant plus qu’elle est supportée par une économie forte
et une technologie avancée. Il faut préciser par ailleurs que le vocable « médecine » désigne souvent, par abus de langage, non seulement la relation soignant/patient, mais aussi, la santé publique dans sa globalité, avec son organisation, ses composantes curatives, préventives et
palliatives. C’est d’ailleurs dans cette acception que nous l’utiliserons.
Quel est l’intérêt pratique du présent texte ?
La « santé pour tous en l’an 2000 », prédite dans les années 1980 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’a point vu le jour. Tout porte à croire que cette prophétie ne se réalisera pas non plus, le 31 décembre 3000, fin du troisième millénaire, y compris pour les pays les plus riches, dotés pourtant de la technologie la plus imposante et souvent d’un système d’assurance-santé assez bien huilé. La situation s’avère encore plus inquiétante dans les pays du sud, étiquetés ironiquement ou euphémiquement « en voie de développement ». C’est le cas d’Haiti qui, en
2018, selon la Banque Mondiale affichait une espérance de vie à la naissance de seulement 64 ans , chiffres qui devraient aujourd’hui avoir diminué d’au moins 10 ans, à la faveur du pic épidémique actuel de violence criminelle chronique ayant entrainé l’effondrement de l’Etat et la
destruction totale du système de santé. Quatre questions nous taraudent l’esprit en entamant cette série :
1. Faut-il renoncer à cette médecine occidentale venue d’ailleurs, coûteuse, inaccessible à la grande majorité ?
2. Faut-il la réformer et la rendre accessible à notre population ?
3. Que faire des médecines dites parallèles, et plus particulièrement de notre médecine traditionnelle ?
4. Faut-il chercher un rapprochement, une complémentarité entre ces deux médecines ?
La première étape consiste à bien comprendre la médecine occidentale, ses origines, ses postulats philosophiques, ses forces, mais aussi ses faiblesses et ses déviances.
D’où vient la médecine occidentale ou conventionnelle?
Elle apparait en Grèce au Vème siècle avant Jésus-Christ et se réclame d’Hippocrate appelé « le maitre de Kos », sa ville natale. Hippocrate était à la fois philosophe et médecin. Le grand principe de sa médecine, placée sous l’égide du dieu Asclépios était « Primum, non nocere », ce qui se traduit par : avant tout, ne pas nuire. Hippocrate soulignait ainsi la nécessité d’utiliser tout
moyen susceptible de sauver la vie d’un malade ou de soulager ce dernier, à condition que cela ne lui nuise point. Sage principe de précaution. En face, les disciples de la déesse Hygie se souciaient davantage de conserver la santé, en menant leur vie avec sagesse et pondération.
(2) C’est la prévention par l’adoption d’une bonne « hygiène de vie » dont sera issue beaucoup plus tard, au XXème siècle, la vision biosociale mère de la « promotion de la santé » et s’opposant à la vision biomécanique triomphante. (3) Quelles sont les principales caractéristiques de la médecine occidentale ou
conventionnelle ?
La première caractéristique de cette médecine, c’est son caractère allopathique, c’est-à-dire antagonique. Ce mot vient du grec allos (autre) et pathos (souffrance). Il s’agit souvent d’une guerre menée contre la souffrance ou plus précisément contre un ennemi invisible à l’œil nu (un
microbe) lequel a pénétré dans l’organisme, s’y est mutiplié, provoquant ainsi la maladie. On parle alors de maladie infectieuse que l’on guérit par des antibiotiques. Il arrive aussi que la maladie soit causée, pour parler de façon imagée, par des cellules du corps transformées en bandits lourdement armés et qui prennent progressivement le contrôle de l’organisme, détruisant
progressivement ce dernier, comme cela se déroule aujourd’hui chez nous, en Haiti. On parle alors de tumeur maligne ou cancer. Dans la première éventualité (maladie infectieuse) on utilise comme armes, des antibiotiques, alors que dans la seconde, on emploie des anti-tumoraux ou
anti-cancéreux. L’omniprésence du préfixe anti dans la médecine occidentale montre bien qu’il s’agit d’une médecine guerrière: antibiotique, antiémétique, antiparasitaire, antihypertenseur, antifongique, anti-dépresseur, anti-arythmique, anti-douleur (analgésique), anti-cancéreux etc.
Cette guerre utilise des armes chimiques et une technologie certes efficaces, mais qui, néanmoins ont des répercussions négatives appelées « effets secondaires » ou indésirables (dommages collatéraux), parfois très graves sur le corps et sur la psyché. Dans le cas de la chimiothérapie et la radiothérapie anticancéreuses, c’est comme si, pour exterminer des bandits du vivre ensemble qui auraient pris le contrôle de ta maison familiale, tu tirais sur la chambre où ta famille est prise en otage, en utilisant de l’artillerie lourde, dotée d’une certaine précision, tout en souhaitant que tes proches ne seront point atteints. L’importance de la médecine allopathique et mécanique est
évidente, voire cruciale, quand il faut intervenir directement sur la machine corporelle, les organes externes et internes, les organes sensoriels (yeux, oreilles nez, bouche) le squelette et les
muscles. Comme le dit si bien, le Dr Andrew Weil, diplômé de Harvard, chercheur, à l’époque, en ethnopharmacologie au musée botanique de cette Université, « elle est la plus efficace dans les cas de traumatismes physiques que toutes les autres formes de médecine, dans les grandes urgences médicales et chirurgicales, le traitement des infections bactériennes aigues, les
infections parasitaires et fongiques, dans l’immunisation (vaccination) pour prévenir de nombreuses maladies infectieuses, pour diagnostiquer les problèmes médicaux complexes, pour remplacer les genoux et les hanches endommagés » (4). Nous ajouterions qu’elle est efficace
pour réaliser les transplantations d’organes grâce à la haute technologie supportée par l’Intelligence Artificielle. Ainsi elle a permis de sauver et/ou de prolonger de nombreuses vies. Par contre, cette médecine s’avère inefficace contre les infections virales, les maladies dégénératives, la plupart des allergies, les maladies auto-immunes, les maladies mentales, les
maladies psychosomatiques et la plupart des formes de tumeurs malignes ou cancers.. Dans tous ces cas, les médecines dites alternatives ou parallèles (du moins certaines d’entre elles) semblent donner de meilleurs résultats ou peuvent aider. Un autre problème crucial auquel fait face la
médecine conventionnelle moderne, surtout dans les pays avancés, c’est l’apparition croissante de souches microbiennes résistantes à chaque nouvel antibiotique mis sur le marché.
Ces molécules dont le coût augmente progressivement deviennent inaccessibles à la majorité, surtout en pays pauvre et provoquent .des effets indésirables qu’il faut aussi soigner. Le traitement allopathique
s’avère donc une arme à double tranchant qu’il faut utiliser avec pondération au lieu d’en faire une panacée.
A côté de cette médecine guerrière, il y a la médecine homéopathique, laquelle a été inventée par Samuel Hahnemann (1755-1843), un brillant renégat de la médecine allopathique. Le principe de l’homéopathie consiste à utiliser les substances chimiques de manière très diluée et à doses
infimes, histoire de diminuer considérablement leur toxicité, stimulant ainsi l’immunité, c’est-à-dire la capacité naturelle d’auto-guérison de l’organisme. Paradoxalement, cette branche des médecines alternatives ou naturelles rejette systématiquement l’immunisation ou vaccination qui
a contribué à éliminer ou diminuer un certain nombre de maladies comme la diphtérie, la variole, la rougeole, la rubéole, interprétation rejetée cependant par un certain nombre médecins et de spécialistes de la santé publique des années 1980, dont le père de l’épidémiologie moderne,
Thomas Mc Keown (3) et Ivan Illich, éducateur, mort d’une tumeur du cerveau. (5) Signalons que dans la vaccination, on injecte le microbe tué ou atténué, de manière à stimuler le système de défense du corps (système immunitaire) lequel pourra réagir beaucoup plus efficacement lorsque
l’infection se produira pour de bon. Voilà un paradoxe : la fille de l’homéopathie rejetée par son père naturel et adoptée par l’ennemi farouche de ce dernier.
(A suivre)
Nous reviendrons sur les caractéristiques fondamentales de la médecine occidentale
Professeur Erold JOSEPH
Médecin, pneumologue,
Expert en santé scolaire et promotion de la santé
31 Decembre 2024
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Jean-François Rével et Matthieu Ricard, Le moine et le philosophe, Nil Editions,1997
2. Roger Dachez Histoire de la médecine, de l’Antiquité à nos jours, Editeur Tallandier,
2021
3. Luciano Bozzini, Médecine et société :les années 80, Editions Saint-Martin, 1981
4. Dr Andrew Weil, Le corps médecin ,Editions Jean-Claude Lattès,1999
5. Ivan Illich, Némésis médicale : l’expropriation de la santé, Babelio 197

LE SUICIDE : UNE VOIE DE SORTIE INCERTAINE
On entend de plus en plus parler de cas de suicide ces jours-ci, acte par lequel on se donne la mort ; une grave décision personnelle, ayant un impact terrible sur soi-même et sur l’entourage, et dont on ne peut évaluer la portée.
Étymologiquement, le mot suicide provient de deux racines différentes, sui (datif du pronom réfléchi se, ) : se, soi-même ; caedere : tuer, dont est dérivé « cide » (action de tuer), que l'on retrouve dans les mots homicide, fratricide où il signifie respectivement, donner la mort à un être humain ; à un frère, etc.
Le mot suicide serait apparu au dix-huitième siècle, entre 1734-1737 sur le modèle du mot homicide, remplaçant une ancienne expression, qui consistait à dire homicide de soi-même ou mort volontaire.
L'essor considérable de la communication au cours des dernières années a contribué à une plus large vulgarisation du phénomène. Face à la recrudescence actuelle des cas de suicide, on se demande à juste titre s’il s’agit vraiment d’une augmentation incidentielle, ou mieux, d’une appréciation affinée des paramètres engendrant ou provoquant le suicide ?
J’ai été particulièrement frappé par le cas de trois collègues médecins qui se sont suicidés au cours de ces dernières années :
- le premier médecin était un professeur de pratique médicale ; il avait pris à bord de son véhicule un employé qui travaillait dans la même institution que lui, et qui, à son insu, avait en sa possession des objets dérobés à cette institution. Arrêté, le médecin fut relâché le lendemain et retourna à son travail, où il fut immédiatement licencié. Quelques mois plus tard, il se tuait d’une balle dans la tête.
- le deuxième cas concerne un jeune médecin, d’à peine 30 ans. Il arrivait d’Haïti et commençait un stage en médecine interne, dans l’hôpital où j’effectuais moi-même un stage en tant que médecin généraliste. 2-3 mois plus tard, incapable de faire face à toute la pression psychologique qu’un tel entraînement exigeait, il fut admis dans un hôpital psychiatrique. Peu de temps après, il sautait du 4e étage de l’immeuble où il habitait, laissant derrière lui une jeune femme, ses parents et un bébé de quatre mois.
- le dernier cas est plus récent. Au début du mois de janvier de cette année, la police du comté de Broward, en Floride, recevait un appel d’urgence vers quatre heures du matin : un jeune médecin venait d’exécuter sa concubine et menaçait de se suicider. Les tentatives de dissuasion furent vaines. La police se rendit sur les lieux mais arriva quelques minutes trop tard. Dans la maison gisaient deux cadavres, baignant dans leur sang. À côté d’eux se trouvait un enfant, qui avait été épargné.
Si dans ces trois cas, le stress, l’infamie, les douleurs émotionnelles semblaient avoir joué un rôle prépondérant, il existe par contre un grand nombre de facteurs capables de conduire au suicide, sans qu’on puisse toujours en déterminer la cause ou l’élément déclencheur. Dans la plupart des cas, le suicide, est un geste longuement pesé ou mûri. Il est souvent difficile d’émettre un vrai diagnostic, et on doit alors se limiter à un simple constat.
Le suicide suivi d’un « drame passionnel » est de plus en plus répandu, et entraîne une double tragédie. Il faut préciser que l’expression « drame passionnel » a évolué en Europe. On utilise de nos jours le vocable « féminicide » lorsqu’une femme est tuée dans ces circonstances particulières. L’usage de ce terme se généralise de plus en plus au Canada.
UNE THÉORIE SOCIALE DU SUICIDE
La théorie sociale du suicide, énoncée il y a plus d’un siècle par Émile Durkheim, identifie quatre types de suicide axés sur l’intégration sociale et l’auto-régulation, et démontre comment le déséquilibre qui se crée entre un individu et la société dans laquelle il évolue, peut conduire au suicide.
Les types de suicide :
1.- Le suicide est dit « égoïste », s’il est dû à un manque d’intégration sociale. L’individu se sent détaché, isolé, sans sens d’appartenance (célibataire, chômage de longue durée etc.).
2.- On parle de suicide « altruiste », lorsqu’une trop grande intégration sociale porte un individu à se sacrifier pour protéger ou sauver l’honneur des membres d’un groupe auquel il appartient (soldats, personnes affiliées à des sectes religieuses, etc.).
3.- Le suicide « anomique » est imputé à un manque de régulation individuelle. L’individu est emporté par un changement drastique et ne semble plus être en confiance. Alors il décide de se suicider (crise économique, divorce, perte d’emploi causant frustration et déception).
4.- Le suicide « fataliste » ou de « haute régulation » survient lorsque trop de contrôle émotionnel et de pression sont exercés sur l’individu, qui se sent alors opprimé, abusé, incarcéré, séquestré, sans grand espoir de s’en sortir.
LES AUTRES THÉORIES OU COURANTS DE PENSÉE
Il faut reconnaître que cette théorie sociale datant de plus d’un siècle est aujourd’hui dépassée, et que d’autres courants de pensée bien plus inclusifs, ont émergé depuis.
D’autres théories continuent de faire surface embrassant la psychologie, les maladies mentales, les maladies chroniques en général, l’âge avancé, les échecs, le sentiment d’avoir gâché sa vie, le stress social la toxicomanie, etc., pour ne citer que ces facteurs-là.
D’après les statistiques, les cas les plus violents sont commis par les hommes, qui utilisent la pendaison, les armes à feu, la strangulation et l’asphyxie, les sauts à partir de lieux élevés, et quelque fois l’immolation par le feu.
Les femmes utilisent des moyens moins efficaces, tels que des surdoses de médicaments ou d’autres formes d’intoxications. Elles réussissent rarement du premier coup.
En France par exemple, 75% des suicides sont attribués aux hommes. Aux États-unis d’Amérique, la même tendance est observée dans une proportion homme femme de 2 à 3 :1, presque dans tous les groupes d’âge.
Entre 48 000 à 50 000 cas de suicide volontaire sont recensés tous les ans aux États-unis, le suicide étant la 3e cause de mortalité chez les jeunes de 15-29 ans.
Les tentatives répétées chez les femmes sont parfois considérées comme un geste fortuit, dans le but d’attirer l’attention ou la sympathie sur elles-mêmes ; cependant, il faudrait plutôt interpréter ce geste comme un cri d’alarme sur un problème plus profond qui en appelle à une solution ou à une intervention d’urgence.
CAUSES APPARENTES OU RÉELLES DES CAS DE SUICIDE
Qu’en est il des causes ou facteurs impliqués dans le suicide ?
Dans la définition du mot suicide, l’expression « mort volontaire » a toute sa place, puisque certains cas ne sont que des accidents et ne peuvent être traités comme de vrais suicides. Il est important ici de mentionner tout spécialement l’abus des substances chimiques toxiques ou encore de médicaments.
On a recensé récemment un grand nombre de cas concernant des jeunes, s’en allant au lit, et ne se réveillant pas de leur sommeil le lendemain. Ils auraient été victimes de substances rajoutées, bien plus toxiques que celles qu’ils avaient cru acquérir sur le marché parallèle. Ils se sont donc donné la mort accidentellement, sans s’être suicidés pour autant, à l’instar de ces enfants qui se tuent, en jouant avec des armes laissées à leur portée.
On ne peut pas vraiment parler de causes dans les cas de suicide. Les mêmes circonstances ne produisant pas toujours les mêmes effets, on devrait plutôt parler des raisons qui poussent quelqu’un au suicide. Ainsi admettrons-nous, que la personne concernée, ou mieux, celle qui a réussi son acte, n’étant pas présente ou ne faisant pas partie du débat, cela rend la tâche encore plus compliquée.
De prime abord, on pourrait déduire qu’il y a une prédisposition familiale au suicide, si je me réfère aux trois cas que j’ai connus de près : trois familles parmi lesquels trois pères, deux fils et une fille, dont cinq hommes par pendaison, et la fille, en ingurgitant du poison.
Ensuite, on pourrait parler des maladies mentales impliquant la dépression comme un élément majeur ou le vrai culprit des cas de suicide. Cette liste inclut aussi la bipolarité, la psychose, la schizophrénie, le stress, la toxicomanie etc.
Faut-il rappeler que l’âge, particulièrement le 3e âge, peut être un poids décisif dans le suicide chez certains individus. À ce stade de vie fragile, certains voient défiler un passé dont ils ne peuvent s’enorgueillir. Ces personnes âgées vivent souvent dans l’isolement, loin des leurs ou dans une maison de retraite, avec des étrangers qu’ils ne connaissent pas. Tout cela peut emmener au suicide.
COMMENT PRÉVENIR LE SUICIDE ?
La prévention contre le suicide n’est jamais aisée. Il n’existe souvent aucun indice, aucun signe prémonitoire dans la plupart des cas. Le problème réside dans la difficulté à pénétrer l’univers insaisissable du pré-suicidaire.
Beaucoup d’entre eux, hier encore, jouaient, dansaient, plaisantaient, sans pressentir que c’était là leur dernière danse, le dernier acte d’une scène sur lequel le rideau allait se fermer. Ce genre de décès, c’est toujours un coup de tonnerre dans un ciel serein.
La prévention par contre est plus facile quand il y a eu une première tentative de suicide. Certains accompagnements sont alors plus simples à envisager. D’abord, le patient devra être placé en un lieu sûr, sous surveillance continue de jour comme de nuit. En plus d’une pharmacothérapie appropriée, il bénéficiera d’une psychothérapie de soutien individuelle intense, qui visera à sa réhabilitation, tout en lui permettant de reprendre confiance en soi.
On se gardera de porter des jugements négatifs sur la personne et de l’accabler avec des propos inappropriés, qui ne feront qu’empirer son état d’esprit. Une parole et une attitude bienveillantes envers le patient pouvant faire une grande différence dans sa marche vers la réhabilitation.
Le pardon de soi : la personne devra apprendre à se pardonner, quelle que soit l’erreur ou la faute commise, ce qui constitue une étape angulaire dans la reconstruction et la remise en marche de son égo brisé.
Enfin, toutes les armes offensives, tranchantes percutantes ou autres, susceptibles d’être utilisées, devront être mises hors de sa portée.
Notons que les sujets qui ont récemment été en proie à une crise suicidaire sont les plus difficiles à gérer. Eux aussi méritent une surveillance accrue. Car une fois que leur état s’améliore, ils ont plus de force pour agir et sont plus aptes à réussir leur tentative de suicide.
Au final, le suicide n’est jamais un choix. C’est une dernière option, une fin, une contrainte émotionnelle vers une sortie douloureuse incertaine. Il laisse toujours un héritage lourd à gérer. Car les proches acceptent difficilement ce geste ultime qu’ils considèrent comme une offense, voire une trahison à leur égard. En gros, ils murmurent et dénoncent implicitement leur impuissance face à un drame qu’ils n’ont pu empêcher.
Disons enfin que de nombreux survivants qui ont atteint ce point de non- retour et ont pu avoir la vie sauve in extremis, confessent toujours avoir regretté ce dernier geste. Ils admettent par la suite que le suicide n’est pas la solution à une vie gâchée : mieux vaut être en vie que mort. C’est le cas d’une femme qui se lança du haut du pont de George Washington à Manhattan (GWB), et que par la suite j’ai soignée dans un hôpital de Manhattan.
Les conséquences d’un tel acte sont incalculables, et la prévention est nécessaire, pour faire barrage à ce geste irrémédiable, qu’est le suicide.
RONY JEAN-MARY, M.D.
Coral Springs, Florida,
Le 12 Février 2026
References:
1- AI overview Five Key suicide prevention strategies
2- Healthy-mind-sphilly.org/get-help-now / Suicide Prevention Hotline.
3- Htts://my.clevelamd-climic.org Suocide : What it is, Signs, Risks Factors and Prevention (July 2024)
4- Différences entre les sexes en matière de suicide (wikipedia)

Les Alexandrins des conflits de la nature.
Les saisons ont leurs turbulences, leurs tourments,
Des tempêtes de neige de l'hiver glaçant,
Au déluge des eaux en furie d’ouragans,
Au gré des feux de forêts même en plein printemps,
La nature a ses crises de tempérament.
Certains drames laissent l'humain indifférent,
Face à des détresses aux spectacles désolants
Telle la lutte épique d'un vrai combattant
Celle du roseau contre la fureur du vent
il ne demande pas du ciel un changement
IL s’adapte, ignorant le pourquoi, le comment
Des grands évènements, des bouleversements
Du climat terrestre et de son réchauffement
IL voit l’atmosphère devenir plus violent
IL ressent les effets sans savoir jusqu'à quand ?
IL se soucie de la tactique du moment.
L'instinct de conservation face aux éléments
Déclenche le code d'agissements urgents
Le destin se décide ici et maintenant
L’instant crucial n'attend point de geste hésitant,
La seule règle est la protection du vivant
Le danger pressant est l'immédiat du présent
Son repli est aussi pratique qu’intelligent ;
IL courbe l'échine sous le fardeau pesant,
Loin de céder, il sert de filtre au contretemps
Sa souplesse le forge en guerrier résilient
C'est la stratégie sûre du roseau pensant.
Sa volonté de survie transcende le temps
La fable immortalise, du roseau, ke chant
Jumelé à celui de la Flûte de Pan.
Jean Serge Dorismond. MD
Fort Lauderdale USA. 31 août 2025

Souvenirs de Mémoires
Au pays de mon enfance, les souvenirs hantent ma mémoire.
Il faisait toujours bon de se blottir sous les draps
Alors que Maman nous exhortait à nous préparer pour l’école,
Berces dans une tendre insouciance.
Je me revois encore réviser les leçons apprises, la veille,
Attable, sous son regard de tendresse,
Pres à déjeuner un repas chaud, servi à point.
Attendant l’heure du départ, un vendredi matin.
Je planifiais déjà les moments de romance à venir.
Ramenant le temps de penser à la fin de semaine.
Ecolier, sur le chemin du retour, je cherchais à la revoir.
Dans l’intention de planifier nos retrouvailles.
Je fredonnais à vive voix, une chanson du bonheur
Dans une romance, sans paroles, mais pleine de passion…
Un refrain d’autrefois, de chez nous
Qui semblait rapprocher nos cœurs d’amoureux.
Ces élans d’émotion semblaient faire palpiter mon cœur,
Pour mieux partager un bonheur, loin de tous,
A la croisée des chemins, dans un Drive-in ciné,
Heureux enfin de la tenir dans mes bras hésitants.
Comment ne pas apprécier ces premières amours
Qui faisaient tressaillir mon cœur de jeune homme.
Ces sursauts de tendresse qui palpitaient tout mon être.
Ces gémissements qu’engendraient nos caresses.
Elle se vantait bien d’être mon « Lorage Kale »
Me berçant d’une voix mélancolique et plaintive,
En guise de lamentations pour un film qui arrivait à sa fin,
Sachant bien qu’il serait bientôt temps de se dire Adieu.
Maxime Coles MD,
Boca Raton FL (Decembre 2025)











































































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